Métropole de Lyon Zone à faibles émissions : habitants, donnez votre avis

Ici angle pont Kitchener et quai Fulchiron. Panneaux zone ZFE zone à faibles émissions aux entrées de Lyon.  Photo Progrès /Joël PHILIPPON
Ici angle pont Kitchener et quai Fulchiron. Panneaux zone ZFE zone à faibles émissions aux entrées de Lyon.  Photo Progrès /Joël PHILIPPON

La ZFE va se mettre en place jusqu’en 2026 sur un périmètre qui reste à définir sur le territoire de la Métropole de Lyon. L’objectif est d’exclure les diesels dans le cœur de l’agglomération d’ici cette date. La Métropole de Lyon lance une grande concertation citoyenne sur le sujet.

À quoi va servir la concertation ?

Depuis le 1er janvier 2020, une Zone à faibles émissions a été mise en place pour les professionnels. Les véhicules les plus polluants sont ainsi interdits à Lyon, Caluire et les secteurs de Villeurbanne, Bron et Vénissieux situés à l’intérieur du périphérique.

La Métropole passe à la vitesse supérieure puisque désormais les particuliers seront aussi concernés. Dès juillet 2022, les véhicules Crit’Air 5 ou non classés des particuliers ne pourront plus circuler ou stationner dans la ZFE.

« L’objectif est clair : la sortie des véhicules diesel en 2026 du cœur de l’agglomération sauf dérogations. La concertation va permettre de discuter du périmètre de la zone d’interdiction, du calendrier des différentes étapes, des mesures d’accompagnement, des mesures de dérogations. Nous croyons en l’intelligence collective pour apporter des solutions que nous n’avons pas encore imaginées », a expliqué le président écologiste de la Métropole de Lyon Bruno Bernard, vendredi après-midi lors d’une conférence de presse.

Deux périmètres seront définis, l’un au cœur de l’agglomération, l’autre plus large. Le calendrier de sortie du diesel sera plus lent pour ce périmètre élargi. Pour le reste, tout est encore flou. La Métropole veut s’appuyer sur la concertation citoyenne pour affiner le projet.

Comment ça va se passer ?

La concertation est lancée et se déroulera jusqu’au 5 février 2022. Vous pouvez donner votre avis sur le site jeparticipe.grandlyon.com Dès octobre, la Métropole mettra aussi en place un panel d’une trentaine de citoyens volontaires, représentatifs des habitants du territoire.

« Il aura pour objectif de traiter tous les avis qui vont arriver de la plateforme et d’en faire ressortir ce qui est le mieux », a assuré Laurence Boffet, vice-présidente de la Métropole déléguée à la participation. Des réunions publiques sont programmées et seront retransmises en visioconférence.

« Les habitants hors Métropole peuvent participer à la concertation. La Métropole ne peut pas intervenir pour aider les entreprises qui sont à l’extérieur de son territoire, en revanche, elle peut intervenir pour accompagner les habitants qui viennent travailler sur le territoire » précise Jean-Charles Kohlhaas, vice-président délégué aux déplacements.

Quelles dérogations ?

Augmentation des investissements dans les transports en commun, création du réseau express vélo , développement massif de solutions d’autopartage et de covoiturage… Bruno Bernard a fait la liste de sa stratégie pour favoriser les alternatives à la voiture individuelle. Il y aura des dérogations pour ceux qui ne pourraient pas avoir d’autre solution que d’utiliser leur voiture.

« Peut-être qu’il y aura beaucoup de dérogations en 2026 et beaucoup moins en 2028. Par exemple pour les professionnels, pour l’instant on a des secteurs où l’on n’a pas d’alternative aux véhicules diesel » cite par exemple Bruno Bernard.

Quel budget pour la collectivité ?

Quelle enveloppe la Métropole va-t-elle consacrer pour aider les ménages ? Aucun chiffre n’est avancé. La Métropole doit travailler en complément des dispositifs déjà mis en place par l’État.

« On ne va pas aider tout le monde à jeter son véhicule pour acheter un véhicule électrique. C’est impossible financièrement et écologiquement. Notre priorité est d’aller vers ceux qui en ont le plus besoin, les catégories socialement défavorisées qui ont les véhicules les plus anciens et les plus polluants […] Pour réduire la pollution, les véhicules Crit’Air 1 c’est suffisant, il ne faut pas imaginer que tout le monde va rouler en véhicule électrique » insiste Jean-Charles Kohlhaas.

Damien LEPETITGALAND et Anne-Laure WYNAR

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?