Rhône À Lyon, le vivant et les morts cohabitent au cimetière Loyasse

Depuis 2016, de nombreuses actions d’aménagements et de protection des habitats et des espèces sont mises en œuvre pour que le cimetière Loyasse devienne un lieu d’accueil du vivant.  Photo Progrès /Lou VINCENT
Depuis 2016, de nombreuses actions d’aménagements et de protection des habitats et des espèces sont mises en œuvre pour que le cimetière Loyasse devienne un lieu d’accueil du vivant.  Photo Progrès /Lou VINCENT
Faucons crécerelles, chouettes, martinets, lézards, vers luisants… sont, ici, chez eux. Photo Progrès /Lou VINCENT
Faucons crécerelles, chouettes, martinets, lézards, vers luisants… sont, ici, chez eux. Photo Progrès /Lou VINCENT
Depuis 2016, de nombreuses actions d’aménagements et de protection des habitats et des espèces sont mises en œuvre pour que le cimetière Loyasse devienne un lieu d’accueil du vivant.  Photo Progrès /Lou VINCENT Faucons crécerelles, chouettes, martinets, lézards, vers luisants… sont, ici, chez eux. Photo Progrès /Lou VINCENT

Au milieu des tombes des illustres Lyonnais, écureuils, hérissons, mésanges, grenouilles, hiboux grand-duc, faucons crécerelles, chouettes, martinets, lézards et vers luisants… sont chez eux. Labellisé « Refuge LPO », le cimetière Loyasse accueille jusqu’à cinquante espèces animales différentes.

Perché sur la colline de Fourvière, le cimetière Loyasse, père Lachaise à la lyonnaise, veille depuis 1807 sur le sommeil des morts et, depuis six ans, sur la vie du petit peuple de la nature. Au milieu des tombes des illustres Lyonnais, écureuils, hérissons, mésanges, grenouilles, hiboux grand-duc, faucons crécerelles, chouettes, martinets, lézards, vers luisants… sont, ici, chez eux.

Tous y sont assurés de quiétude en journée et d’obscurité la nuit. Labellisé “refuge de la Ligue de protection des oiseaux”, une première en France à l’époque, le lieu, vaste espace de 12 hectares, accueille désormais jusqu’à cinquante espèces animales différentes.

Laboratoire de la préservation de la biodiversité en milieu urbain

Le processus remonte à 2016, quand la Ville de Lyon, qui s’était déjà engagée dans une démarche « Zéro pesticide », signe une charte avec la ligue de protection des oiseaux pour s’engager à observer un certain nombre de pratiques pour protéger la faune et la flore. Les agents municipaux des espaces verts sont formés, on ne tond plus la pelouse qu’une fois par an, on n’élague plus les arbres aussi souvent.

En parallèle, on construit le long des allées du cimetière des nichoirs et des abris à insectes afin de faciliter la nidification et l’observation des espèces. Une mare voit également le jour et signe le retour des batraciens.

Loyasse devient au fil du temps un laboratoire de la préservation de la biodiversité en milieu urbain : de multiples espèces d’oiseaux et mammifères refont leur apparition dans ce cimetière qui est aussi un couloir migratoire pour les oiseaux. Au milieu des herbes folles, la nature reprend ses droits : les petites bêtes se font de plus en plus nombreuses entre les sépultures.

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