Lyon Poste électrique de la Mouche : un terrain vague transformé en cent carrés potagers

Sur le site en pleine reconversion, Patrick Vibert, encadrant technique d’insertion, salarié de l’association AIDEN.  Photo Progrès /Aline DURET.
Sur le site en pleine reconversion, Patrick Vibert, encadrant technique d’insertion, salarié de l’association AIDEN.  Photo Progrès /Aline DURET.

Proposer une activité de maraîchage urbain et de compost dans un site délaissé rue Grolier, voisin d’un imposant poste électrique, voilà une reconversion vraiment pas banale. L’idée est de louer des carrés potagers aux salariés du quartier. C’est inédit à Lyon. Et ça commence fin mai dans le 7e arrondissement.

Nous sommes tout au sud du 7e arrondissement, dans le secteur de la Mouche, à la limite de Saint-Fons. Là, tout autour d’une imposante installation électrique se trouvent des terres inutilisées, propriétés de la Métropole de Lyon et de RTE (réseau de transport d’électricité). Et l’on est en train de s’y activer, afin d’aménager dans ce lieu improbable de quelque 8 500 mètres carrés, tout de même, un jardin potager et un lieu de collecte de biodéchets. Les promoteurs de ce projet, inédit à Lyon, RTE, la Métropole de Lyon et l’association Aiden lui ont trouvé un nom : le « Transformateur Végétal ».

Point de départ de l’opération, un appel à projet pour valoriser ces parcelles sur lesquelles des « mésusages et des dégradations » sont constatés depuis plusieurs années, explique RTE. L’association AIDEN, propose un projet de revégétalisation. Les partenaires sont emballés et mettent à disposition les terrains pour une durée de cinq ans.

Une centaine de bacs installés à 40 cm du sol

C’est ainsi que naît « un partenariat gagnant-gagnant » : il permet à RTE de sécuriser les abords du poste électrique et à la Métropole de renforcer l’attractivité du quartier. De son côté, AIDEN peut y développer une activité en faveur de l’insertion professionnelle.

Et ils sont déjà au travail. Ce vendredi, trois jardiniers retournaient la terre. De premières plantations ont fait leur apparition, olivier sauvage, lavande, thym, romarin… Mais le cœur du projet c’est l’installation de carrés potagers, soit une centaine de bacs à 40 cm du sol, réceptacles de futures plantations.

On peut venir y déjeuner

Le principe ? Patrick Vibert, encadrant technique d’insertion au sein de l’association nous l’explique : « ces bacs sont mis en location entièrement ou partiellement selon les besoins, à l’intention des riverains ou plutôt aux personnes qui travaillent sur le quartier. Fin mai-début juin, les premiers bacs seront prêts à l’emploi ou plantés, chacun pouvant venir cultiver ses propres légumes ou se faire accompagner. On proposera un plan de culture à ceux qui le souhaitent ».

Les comités d’entreprises voisins ont d’ores et déjà été sollicités, afin d’acheter des abonnements pour leurs salariés. Une vingtaine de demandes ont été enregistrées. L’idée est bien « d’accueillir avant tout, faire de la pédagogie, sensibiliser le public à la nature et offrir un service d’accompagnement pour le jardinage », précise l’encadrant. Ce lieu déjà baptisé le « Transfo » ouvrira ses portes du mardi au samedi, aux gens après le travail ou à ceux qui veulent se poser à l’heure du déjeuner. Il abritera aussi un centre de gestion des biodéchets locaux.

Aline DURET

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?