Lyon 3e A Lyon, comment cette copropriété a fait financer sa rénovation par la Ville et la Métropole

Le projet de rénovation énergétique de la maison a été élaboré autour de matériaux biosourcés, à l'image des panneaux de particules de bois apposés sur les façades. Photo Progrès /Clémence OUTTERYCK
Le projet de rénovation énergétique de la maison a été élaboré autour de matériaux biosourcés, à l'image des panneaux de particules de bois apposés sur les façades. Photo Progrès /Clémence OUTTERYCK

La Ville de Lyon et la Métropole multiplient les aides à destination des ménages et des bailleurs sociaux pour accélérer la rénovation énergétique des logements. Entre amplification du dispositif métropolitain Ecoréno’v et bonus municipaux, les collectivités souhaitent accompagner la transition écologique du parc immobilier. Exemple avec cet immeuble du 3e arrondissement.

Sans parler de la baisse des factures, entre réduction des émissions de particules et amélioration du confort été comme hiver, la rénovation énergétique de l’immobilier représente pour tous un levier essentiel de la transition écologique. À Lyon, c’est même devenu primordial. « Nous souhaitons que les délais soient raccourcis sur les obtentions de permis de construire. Ces dossiers sont traités en priorité », annonce Raphaël Michaud, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, du logement et de l’habitat.

C’est ainsi qu’il signait en décembre son premier permis de construire, pour l’isolation du toit et des façades au 14, rue Martin (3e). Comme un symbole, la maison, divisée en cinq appartements en 2014, est située dans un quartier au patrimoine architectural protégé, à quelques encablures de la maison Berliet. Mi-mai, cette petite copropriété sera parée de son nouvel habillage. Et avec lui, la promesse d’un été plus frais.

Entre la façade en mâchefer de 1956 et le futur enduit de chaux, l’isolation sera assurée par 16 cm de fibre de bois, issue de déchets de scierie. « Ces panneaux sont moins déformables et bénéficient d’une forte inertie », souligne Mathieu Cadic, copropriétaire et initiateur du projet, avec son épouse architecte comme lui. Quatre à cinq ans de diagnostic, d’étude et de tractations avec les copropriétaires ont été nécessaires pour convaincre, élaborer le plan de travaux et le penser le plus durable possible.

Un accès aux plus modestes

« Le ravalement était de toute façon à faire. autant le valoriser. » Et d’utiliser un matériau biosourcé lui ouvrant des bonus financiers de 5 000 € par la Ville et autant par le dispositif métropolitain « Ecoréno’v », créé en 2015. Au total, la copropriété a reçu une enveloppe de 24 659 € sur les 131 000 € de travaux.

Ainsi, Ville et Métropole agissent main dans la main pour accompagner les rénovations énergétiques. Engagement de campagne de Bruno Bernard , Ecoréno’v évolue. L’ambition est annoncée : rendre accessible au plus grand nombre la transition écologique des logements, quelle que soit l’échelle. Et accompagner dans leur démarche les copropriétés, bailleurs sociaux mais également les ménages les plus modestes, via une prise en charge financière et celle de l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat (ALEC), structure métropolitaine présente pour le diagnostic, la recherche de professionnels ou la recherche d’aides.

« 94 % du parc immobilier n’est pas aux normes. L’aide de l’État ne suffit pas, il faut aller plus loin. Et transformer la ville, immeuble par immeuble », explique Renaud Payre, vice-président de la Métropole en charge de l’habitat, du logement social et de la politique de la ville.

Clémence OUTTERYCK

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