Rhône Ex A6/A7 : cette voie de covoiturage qui va révolutionner la traversée de Lyon

Quand le panneau sera allumé, la voie de gauche sera réservée au covoiturage, aux bus et véhicules électriques.  Photo Maxime JEGAT
Quand le panneau sera allumé, la voie de gauche sera réservée au covoiturage, aux bus et véhicules électriques. Photo Maxime JEGAT
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Quand le panneau sera allumé, la voie de gauche sera réservée au covoiturage, aux bus et véhicules électriques.  Photo Maxime JEGAT Photo Maxime JEGAT Photo Maxime JEGAT Photo Maxime JEGAT

De nouveaux panneaux sont en cours d’installation entre Limonest et Pierre-Bénite, sur les futures voies réservées au covoiturage de la M6-M7. L’expérimentation devrait débuter fin 2020 ou début 2021 et sera effective toute la journée selon le souhait du nouvel exécutif métropolitain. Explications.

« Un boulevard urbain ». C’est la nouvelle description officielle des seize kilomètres de l’A6-A7 situés entre Dardilly-Limonest au nord (échangeur de La Garde) et Pierre-Bénite au sud (échangeur A7-A450).

Depuis novembre 2017, cette portion, désormais M6-M7, n’est plus propriété de l’État mais de la Métropole. Cette dernière peut donc mener son large projet de requalification , dont une des mesures phares est l’expérimentation du covoiturage (en plus du passage à 70 km/h, déjà effectif). Un besoin crucial alors que 90 % des véhicules passant sur l’A6-A7 sont occupés par une seule personne.

Quelle mise en place ?

Les nouveaux panneaux dynamiques lumineux que l’on aperçoit en bordure de l’ancienne autoroute sont donc censés indiquer l’activation de la voie qui sera bientôt réservée au covoiturage. Ils sont actuellement bâchés et le resteront jusqu’à la mise en œuvre effective de ces voies réservées, à la fin de l’année 2020 ou au début de l’année 2021 - la date doit encore être arrêtée par l’exécutif métropolitain.

Les écologistes souhaitent que le dispositif soit activé toute la journée, et non plus seulement aux heures de pointe des jours de semaine comme initialement prévu. Un comité de pilotage du projet est prévu pour fin octobre début novembre afin de décider des derniers éléments.

 Les aménagements dans la portion nord dans le cadre de la requalification de la M6-M7.   Photo Progrès /Métropole de Lyon
Les aménagements dans la portion nord dans le cadre de la requalification de la M6-M7.   Photo Progrès /Métropole de Lyon
 Les aménagements dans la portion sud dans le cadre de la requalification de la M6-M7.   Photo Progrès /Métropole de Lyon
Les aménagements dans la portion sud dans le cadre de la requalification de la M6-M7.   Photo Progrès /Métropole de Lyon
 Les aménagements dans la portion nord dans le cadre de la requalification de la M6-M7.   Photo Progrès /Métropole de Lyon  Les aménagements dans la portion sud dans le cadre de la requalification de la M6-M7.   Photo Progrès /Métropole de Lyon

Comment ça marche ?

La voie de gauche de la M6 (jusqu’à Valvert) ne sera donc autorisée qu’aux véhicules comprenant deux personnes ou plus, aux taxis et VTC chargés ainsi qu’aux véhicules électriques et hydrogène (Crit’Air 0).

Sur la M7, depuis les quais Perrache jusqu’à Pierre-Bénite, on trouvera également une voie de gauche pour le covoiturage mais cette fois-ci partagée avec les bus. La section entre Valvert et le centre d’échange de Perrache reste à deux voies de circulation générale.

Ce sera le PC Comet (Coordination maintenance exploitation des tunnels, chargé de la surveillance des tunnels du Grand Lyon) qui assurera l’exploitation régulière des voies de covoiturage et des voies réservées aux bus de la M6.

« À ce titre, les consignes d’exploitation validées prévoient une levée du dispositif de covoiturage en cas d’incident - pannes, accidents - sur le tronçon concerné (M6 sens Paris-Lyon, M6 sens Lyon-Paris, M7 sens Lyon-Marseille ou M7 sens Marseille-Lyon) », précise la Métropole.

Quels contrôles ?

Comment contrôler que les véhicules empruntant la voie réservée au covoiturage rentrent bien dans les critères autorisés ? Des capteurs et caméras pouvant lire les plaques d’immatriculation des véhicules seront installés.

Ils permettront de vérifier le nombre de passagers ou s’il s’agit bien d’un véhicule électrique ou hydrogène (Crit’Air 0) autorisé sur la voie. En cas de non-respect, un Panneau à messages variables (PMV) indiquera la plaque d’immatriculation du véhicule et demandera au conducteur de quitter la voie réservée (« XX-123-XX Rappel : Voie réservée »).

Ces installations seront uniquement à visée pédagogique. En complément, les forces de l’ordre pourront intervenir pour verbaliser les véhicules non autorisés (135 € d’amende, pas de retrait de points).

Selon la Métropole, un contrôle-sanction automatisé pourra être mis en place plus tard. « Mais pour le moment ce type de système n’est pas encore homologué. »

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