Histoire Les bords de Saône, un lieu de loisirs depuis plus d’un siècle

Carte postale : bord de Saône en 1905.  Photo Progrès /Collection Bernard THIVOYON
Carte postale : bord de Saône en 1905.  Photo Progrès /Collection Bernard THIVOYON
Même site pris en avril 2019.  Photo Progrès /Jacques FONTES
Même site pris en avril 2019.  Photo Progrès /Jacques FONTES
Carte postale : bord de Saône en 1905.  Photo Progrès /Collection Bernard THIVOYON Même site pris en avril 2019.  Photo Progrès /Jacques FONTES

Depuis plus d’un siècle, les bords de Saône à Cuire-le-bas sont restés un lieu de loisirs et de promenade.

Comparer des clichés pris à plus d’un siècle d’écart reste un bon révélateur des transformations qui peuvent avoir eu lieu, tant sur le mode de vie des populations, que sur l’évolution urbaine ou environnementale.

Ici, sur les berges de la Saône, on peut noter des éléments stables comme la chapelle de l’île Barbe et sa maison mitoyenne. Il en va de même avec la passerelle et son pilier rive droite, partiellement caché aujourd’hui par une végétation arborée qui a gagné sur la berge de l’île. Un autre élément encore bien visible sur chacune des photos est le talus rocheux sur lequel le quai Clémenceau est bâti.

Enfin, le muret servant de parapet et de banc aux pêcheurs du début du siècle est toujours là. Les principaux changements, on les trouve d’abord dans la piste piétonnière et cyclable, elle-même passée d’un chemin caillouteux et vaguement herbacé à un sentier aménagé aujourd’hui pour marcheurs et joggeurs.

Les pêcheurs laissent place aux joggeurs

En 1905, on est naturellement frappé par la tenue vestimentaire des personnages. On imagine difficilement la dame en robe longue transformée en joggeuse. Les canotiers y sont à la mode. L’activité de pêche est manifestement très pratiquée au point qu’un concours organisé par le Petit Journal mobilise nombre de pêcheurs. On vient se détendre en famille, à pied ou à bicyclette. Aujourd’hui, marcheurs et joggeurs les ont remplacés.

L’autre différence significative est la transformation des collines de Champagne-au-Mont-d’Or et d’Écully, visibles en fond d’images. Encore très boisées en 1905, elles ont été colonisées par des immeubles et maisons qui les couronnent. Il n’en demeure pas moins que ce même bord de Saône a conservé son statut de lieu de loisirs.

Remerciements à Bernard Thivoyon pour son aimable prêt de photographie issue de sa collection.

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?