Villeurbanne Boulevard Laurent-Bonnevay : de 70 à 50 km/h, il va falloir lever le pied

Une signalétique importante a été installée le long du boulevard Laurent-Bonnevay pour informer les automobilistes.  Photo Progrès /Régis BARNES
Une signalétique importante a été installée le long du boulevard Laurent-Bonnevay pour informer les automobilistes.  Photo Progrès /Régis BARNES

Depuis le 2 novembre, la vitesse est réduite de 70 à 50 km/h sur la partie située entre le périphérique et le quai Charles-de-Gaulle. Une volonté de la Ville et de la Métropole pour sécuriser un axe très fréquenté par les promeneurs et les étudiants. Des piétions qui sont aussi des automobilistes donnent leur avis sur cette mesure.

Les plus anciens l’appellent encore le “boulevard de ceinture”. Le boulevard Laurent-Bonnevay entame une nouvelle mue sur une partie située entre le giratoire du Parc de la Feyssine, (à la sortie du périphérique) et le rond-point de l’entrée du quai Charles-de-Gaulle (vers l’Amphithéâtre 3 000 et la Cité Internationale).

Depuis le mardi 2 novembre, les très nombreux automobilistes qui empruntent ce tronçon long de 2 kilomètres, doivent changer leurs habitudes : la Ville de Villeurbanne et la Métropole ont abaissé la vitesse autorisée, de 70 à 50 km/h. « Toutes les études montrent une corrélation entre une vitesse excessive des véhicules et la gravité des accidents dont les victimes sont, la plupart du temps, les piétons et​ les cyclistes », indiquent les services du Grand Lyon pour expliquer ce changement. Cet été encore, un piéton avait été percuté par un automobiliste.

Impossible de ne pas tomber dans le panneau

Considéré comme l’un des axes routiers les plus accidentogènes de la région, les autorités, dont la préfecture qui a donné son feu vert, veulent que les automobilistes lèvent le pied sur ce boulevard fréquenté par les piétons, souvent des promeneurs du Parc de la Feyssine et des étudiants du campus universitaire de La Doua.

La Métropole n’a pas lésiné sur les moyens concernant la signalétique : de nombreux panneaux d’information mais aussi routiers ont été installés dans les deux sens, dont certains radars pédagogiques lumineux qui indiquent la vitesse des voitures à leur passage. Un marquage au sol “50 “a également été tracé et le séquençage des feux modifié.

 Des radars pédagogiques ont été installés le long du boulevard Laurent-Bonnevay. Photo Progrès /Régis BARNES
Des radars pédagogiques ont été installés le long du boulevard Laurent-Bonnevay. Photo Progrès /Régis BARNES
 Un traçage au sol complète le dispositif. Photo Progrès /Régis BARNES
Un traçage au sol complète le dispositif. Photo Progrès /Régis BARNES
 De nombreux panneaux routiers « 50 » ont été mis en place. Photo Progrès /Régis BARNES
De nombreux panneaux routiers « 50 » ont été mis en place. Photo Progrès /Régis BARNES
 Des feux tricolores permettent le passage des piétons. Photo Progrès /Regis BARNES
Des feux tricolores permettent le passage des piétons. Photo Progrès /Regis BARNES
 Le boulevard longe le campus universitaire de la Doua. Photo Progrès /Régis BARNES
Le boulevard longe le campus universitaire de la Doua. Photo Progrès /Régis BARNES
 Des radars pédagogiques ont été installés le long du boulevard Laurent-Bonnevay. Photo Progrès /Regis BARNES
Des radars pédagogiques ont été installés le long du boulevard Laurent-Bonnevay. Photo Progrès /Regis BARNES
 Le boulevard longe d’un côté le parc de La Feyssine. Photo Progrès /Régis BARNES
Le boulevard longe d’un côté le parc de La Feyssine. Photo Progrès /Régis BARNES
 Des radars pédagogiques ont été installés le long du boulevard Laurent-Bonnevay. Photo Progrès /Régis BARNES  Un traçage au sol complète le dispositif. Photo Progrès /Régis BARNES  De nombreux panneaux routiers « 50 » ont été mis en place. Photo Progrès /Régis BARNES  Des feux tricolores permettent le passage des piétons. Photo Progrès /Regis BARNES  Le boulevard longe le campus universitaire de la Doua. Photo Progrès /Régis BARNES  Des radars pédagogiques ont été installés le long du boulevard Laurent-Bonnevay. Photo Progrès /Regis BARNES  Le boulevard longe d’un côté le parc de La Feyssine. Photo Progrès /Régis BARNES

La crainte des bouchons

Si les nouvelles consignes étaient plutôt bien respectées ce samedi 6 novembre par les conducteurs, notamment à l’approche des radars pédagogiques, les piétons croisés ce jour-là étaient partagés sur les éventuels effets positifs d’une telle disposition (lire par ailleurs). Pour Waffa qui habite le quartier Croix-Luizet et circule en trottinette, le boulevard était assez “safe” , comprenez sûr, sans avoir à réduire la vitesse.

« Je ne me suis jamais sentie en danger, certaines voitures roulent trop vite mais les piétons respectent bien les passages protégés et ne s’engagent que lorsque le feu les y autorise ». Mais quand elle se met dans la peau de l’automobiliste qu’elle est aussi, la Villeurbannaise craint que cette mesure crée « davantage de bouchons sur le boulevard. On a déjà assez d’embouteillages à cause de la nouvelle voie cycliste du quai Charles-de-Gaulle, ce n’est peut-être pas la peine d’en rajouter ».

David, étudiant à La Doua, « pas au courant » de cette réduction de vitesse, estime que « ça va ralentir la circulation ». « Ce n’est pas forcément la meilleure chose quand on sait que circuler à vélo ici n’est pas très agréable avec la pollution. Ça roule vite parfois mais les piétons ne traversent pas n’importe comment. Développer les transports en commun en ville serait peut-être une meilleure solution à long terme ».

Régis BARNES

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