Transports Aménagements cyclables : les nouveautés de la rentrée

Les nouveaux locataires de la Métropole de Lyon ont agi rapidement en faveur de la pratique du vélo.  Photo Maxime JEGAT
Les nouveaux locataires de la Métropole de Lyon ont agi rapidement en faveur de la pratique du vélo. Photo Maxime JEGAT

La Métropole de Lyon a livré près de 44 km d’aménagements cyclables entre le 4 mai et aujourd’hui, il reste encore 25 km à l’étude ou en cours d’aménagement sur l’ensemble du territoire. Dans la continuité de l’ère Kimelfeld, les Verts passent le braquet supérieur…

Ce n’est pas une surprise, sous la houlette de Fabien Bagnon, 13e vice-président de la Métropole de Lyon en charge de la voirie et mobilités actives, la mise en place des aménagements cyclables s’accélère. La Métropole de Lyon a livré près de 44 km d’aménagements cyclables entre le 4 mai et aujourd’hui, il reste encore 25 km à l’étude ou en cours.

Le projet Berthelot réétudié

Tous les arrondissements de Lyon sont concernés sauf le 1er. On retrouve Villeurbanne, Tassin-la-Demi-Lune, Marcy-l’Étoile, Vaulx-en-Velin, Neuville-sur-Saône, Chassieu, Rillieux-la-Pape, Saint-Priest, Chassieu, Francheville/Sainte-Foy-lès-Lyon, Champagne-au-Mont-d’Or/Limonest. L’aménagement de Lyon Stalingrad est différé et celui de Berthelot, réétudié. Cet axe est délicat avec une circulation automobile particulièrement dense dans un espace contraint.

« Nous sommes dans la continuité de l’action publique menée par l’ancien président de la Métropole David Kimelfeld, mais avec des nuances », précise Fabien Bagnon, connu depuis des années des Lyonnais comme le Monsieur Vélo de la ville. Un militant engagé qui se retrouve aujourd’hui les mains dans le cambouis. Il n’a pas tardé à se frotter à la réalité du pouvoir à propos du couloir bus-vélo de l’axe Saxe-Foch, si décrié.

La première ligne du réseau express en 2021

Aménagée en mai puis retirée en juin, la voie Bus-vélo de l’avenue de Saxe a été réinstallée cet été. Pour l’ancien co-président de la Ville à Vélo. « Les comptages réalisés montrent que 8 000 automobilistes étaient pénalisés de quelques minutes par jour alors que 7 000 passagers étaient gagnants avec une voie de bus dédiée, doublée à l’usage du vélo. La volonté est de favoriser l’intérêt général », argumente Fabien Bagnon en ajoutant que « c’est l’infrastructure qui créé l’usage ».

Les Français ont toujours du mal à accepter le changement : « Ils ont besoin de gueuler et après, ils sont contents. Regardez à Paris, les berges de Seine fermées aux voitures, personne n’en voulait et aujourd’hui à part l’extrême droite et Marcel Campion, elles font l’unanimité », ajoute l’écologiste qui souhaite une Ville de Lyon apaisée et végétalisée. L’ancien militant associatif a conscience que tout ne se fera pas d’un coup de « baguette magique ». Selon lui, il va falloir 3 à 4 ans, pour voir concrètement les premiers effets de la politique écologiste, « c’est inhérent à l’action publique ». Selon lui, il faut de la pédagogie, de la concertation, respecter les appels d’offres, faire les achats et travaux, inaugurer.

Il se félicite, entre les deux tours, des bonnes mesures prises par David Kimelfeld. Il souhaite à l’avenir passer de l’urbanisme tactique à celui de transition. La première ligne du Réseau express vélo (REV) de l’agglomération verra le jour en 2021 entre Quincieux et Lyon en passant par les quais de Saône (environ 23 km).

Damien LEPETITGALAND

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