Transport Trottinettes : treize candidats à Lyon et deux élus en septembre

Les opérateurs sont de retour sur Lyon !  Photo Progrès /Maxime JEGAT
Les opérateurs sont de retour sur Lyon ! Photo Progrès /Maxime JEGAT

C’est terminé ! Les opérateurs qui souhaitaient participer à l’appel à candidature et à projets pour déployer des trottinettes à partir du 1er septembre avaient jusqu’à jeudi dernier pour déposer leur dossier. On en sait désormais un peu plus sur leur nombre -13- et sur les attentes de la Ville de Lyon pour faire son choix.

Onze à Marseille, seize à Paris… Les villes ont enfin, depuis le début de l’année, la possibilité de lancer des appels à candidature et à projets pour la location de trottinettes électriques en libre-service. Une régulation désormais possible grâce à la Loi LOM (loi d’orientation des mobilités).

En début d’année, Lyon a rapidement lancé le sien, ainsi qu’un échéancier qui se terminera au 1er septembre par le choix de deux opérateurs. Un jury, qui n’est pas encore complètement déterminé va étudier les dossiers, puis recevoir les candidats pour leur poser des questions très précises autour de trois thèmes, sur leur manière d’aborder le service de trottinettes sans station et sans attache (contrairement aux Velo’v) : sécurité des usagers, gestion du domaine public mais aussi développement durable.

Des questions identiques pour tous, afin d’assurer une véritable impartialité. Et si des échanges ont été confirmés avec d’autres villes, ce sont bien autour des spécificités lyonnaises que le choix sera fait.

Crise sanitaire oblige, la clôture a été décalée de deux semaines et au final, ce sont treize dossiers qui ont été déposés. La Ville n’a pas souhaité communiquer les noms mais ils sont nombreux à avoir confirmé leur participation. Petite revue d’effectif, en trois catégories.

Les Lyonnais

L’été dernier, quatre opérateurs avaient signé la convention et payé la redevance demandée par la Ville pour rester à Lyon. Depuis quelques jours, ils sont tous à nouveau de retour sur Lyon. Et sans surprise, les Américains de Bird , de Lime , les Européens de Dott et les Suédois de VOI souhaitent poursuivre l’aventure. Leur force ? Indiscutablement la connaissance de l’environnement lyonnais…

Les anciens

Certains avaient déjà tenté leur chance à Lyon et pour des raisons économiques ou de régulation ont préféré se retirer… pour espérer revenir encore plus fort. C’est le cas des Allemands de Tier ou de Wind, qui s’étaient tous deux retirés durant l’été 2019. Autre candidat, les Estoniens de Bolt, anciennement Taxify, déjà présents avec leurs VTC à Lyon.

Les nouveaux

Ils sont plusieurs à tenter leur chance. Certains ont déjà pignon sur rue notamment à Paris comme Jump, le service d’Uber ou Spin le service de Ford. D’autres sont beaucoup moins connus comme les Angevins de Pony, qui proposent de la location partagée ou les Perpignanais des Crazymoove qui font de la gestion de flottes de trottinettes électriques.

Verdict ? Le 31 juillet, date à laquelle Lyon dévoilera le nom des deux lauréats.

Trottinettes et Lyon : entre haine et amour

Arrivées en septembre 2018, les trottinettes en free-floating font désormais partie du paysage lyonnais. Une présence qui a connu un pic l’été 2019 où pas moins de huit opérateurs se partageaient le marché… et l’espace public. Les utilisateurs découvraient réellement ce mode de transport, avec ses avantages (pratique, disponibilité) mais aussi ses travers (notamment le stationnement sauvage et le non-respect des règles de sécurité).

En moins de deux ans, la pratique a toutefois évolué. Les engins sont beaucoup plus fiables, plus solides et surtout plus sécuritaires. Certaines zones sont limitées, voire interdites à la circulation, d’autres sont prévues pour le stationnement. Dans le même sens, les utilisateurs qui bénéficient d’offres spéciales et d’abonnements , semblent devenir de plus en plus responsables et la trottinette, comme le vélo électrique, semble être en cette période de crise sanitaire, une alternative aux transports en commun. Reste les problématiques des gants et des casques (fortement conseillés) mais aussi de l’âge car logiquement, il faut être majeur pour conduire.

Dans tous les cas, un appel à projet qui doit jouer un rôle important dans l’urbanisme tactique : les deux élus devront travailler de concert avec la ville afin d’adapter au mieux l’espace aux besoins des habitants. Pour essayer d’éviter que le retour progressif au travail ne corresponde pas à celui de la voiture…

David TAPISSIER

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