Transports Des bateaux à hydrogène bientôt expérimentés sur la Saône?

Le projet est imaginé par Etienne Blanc, candidat aux municipales. Photomontage DR
Le projet est imaginé par Etienne Blanc, candidat aux municipales. Photomontage DR

Imaginé par Alain Thébault, ce bateau d’un nouveau genre, fonctionnant à l’hydrogène pourrait être testé à Lyon dès cet hiver. Fonctionnant jusqu’alors à l’électricité, ce projet bateau de quatre places qui vole au-dessus de l’eau grâce à la technologie des foils est porté par le candidat Etienne Blanc.

L’homme ne se sépare jamais de son Caran d'Ache©. « J’ai toujours commencé à dessiner mes projets avec »… confie Alain Thébault, presque modestement, l’Hydroptère avec Eric Tabarly et une équipe d’ingénieurs et plus près de nous la Bubble, le bateau qui vole sur l’eau. Ce vaisseau d’un autre temps, Alain Thébault est venu le présenter au port Rambaud. Car il pourrait circuler à titre expérimental dans un premier temps sur la Saône, entre l’île Barbe et la Confluence. Vous le verrez à la rentrée, peut-être…

Plus qu’une hypothèse, l’idée est en train de prendre forme. Elle a reçu le soutien plein et entier de l’équipe d’Étienne Blanc, candidat LR aux Municipales de Lyon qui y voit une belle opportunité pour développer de la mobilité en utilisant les fleuves. Et qui s’enthousiasme à l’idée que ce transport fluvial pourrait carburer à l’hydrogène. Du jamais vu… encore.

«De 40 à 50km/heure pour être plus rapide que la voiture»

Pour l’instant, il faut faire preuve d’imagination. Posté juste devant une esquisse, Alain Thébault détaille : un petit bateau de la taille d’une voiture, à l’intérieur, un pilote et quatre passagers. Ils entrent par les portes latérales et s’installent. La Bubble recule pour sortir de son port d’attache. Puis à 10 km/h, s’élève et commence à voler. Point de mal de mer, ni de vagues susceptibles d’endommager les berges. Vitesse de croisière ? « De 40 à 50 km/h, pour être plus rapide que le bus et la voiture, il faut être raisonnable, le choix doit se faire dans le respect des gens du fleuve », indique l’inventeur. Qui confirme : l’engin fonctionne jusqu’alors à l’aide de batteries électriques. La difficulté ? « L’autonomie, une heure de charge, pour une heure d’autonomie. C’est compliqué », dit-il.

Une version de bus flottant à l'étude

C’est pourquoi, les regards se sont tournés vers une toute autre énergie, l’hydrogène et surtout vers la future station qui sera déployée à Lyon par la Compagnie nationale du Rhône, sur le port Edouard-Herriot d’ici la fin de cette année. La région Rhône-Alpes Auvergne est la plus avancée sur le sujet , précise Etienne Blanc. D’où l’intention « d’expérimenter une première phase test pour desservir les centres d’affaires et la Presqu’île par exemple ».

En trois ou quatre minutes de charge, « on passe à deux ou trois heures d’autonomie. On peut démarrer dès cet hiver », indique Alain Thébault qui a imaginé aussi une version de bus flottant de 12 à 48 places. Et qui envisage d’installer la start-up SeaBubbles qu’il a fondée avec Anders Bringdal en 2016 dans la région lyonnaise.

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