Transports Régulation sur le périph’Nord : comment ça fonctionne ?

Régulation de trafic dans les tunnels du périphérique Nord à Lyon.  Photo Progrès /Marien TROMPETTE
Régulation de trafic dans les tunnels du périphérique Nord à Lyon. Photo Progrès /Marien TROMPETTE

Ralentir la circulation de façon préventive pour éviter un arrêt : c’est ce qui est appliqué sur le boulevard périphérique Nord. Un dispositif qui marche sans régler pour autant les encombrements aux entrées de cet axe.

La régulation de trafic, vous l’avez sûrement expérimentée lors d’une traversée du boulevard périphérique Nord (BPNL). L’affichage au plafond et sur les panneaux lumineux, des spots audio diffusés régulièrement à la radio, autant de moyens mis en œuvre pour avertir les automobilistes de la neutralisation de la voie de gauche.

Le but recherché ? Ralentir la circulation pour éviter le blocage complet à l’intérieur des tunnels. « Une réussite », affirme la Métropole de Lyon.

Embouteillage dans un tunnel : c’est interdit

« En cas de problème type incendie dans les tunnels, si ceux-ci sont embouteillés, il est extrêmement compliqué d’intervenir efficacement. La régulation répond exclusivement à une raison de sécurité », indique-t-on à la Métropole. Le préfet n’autorise pas la congestion dans les espaces souterrains. « La situation est la même sous Fourvière, où les automobilistes peuvent être à l’arrêt avant ou après le tunnel, mais jamais sous l’ouvrage », assure la Métropole. Concernant le périphérique Nord, la régulation vise à éviter les embouteillages dus à la retenue au péage. « La circulation sur une voie unique permet ainsi de fermer le débit à l’entrée, et donc mécaniquement aussi à la sortie », précise-t-on à la Métropole.

Une mesure unique sur le territoire

Les agents de la collectivité surveillent donc chaque jour le trafic aux extrémités de l’ouvrage. La mise en place de la régulation est décrétée dès les premiers encombrements. Sans surprise, le matin et le soir de semaine, qui correspondent aux déplacements pendulaires, représentent les périodes de plus fort trafic.

Si la Métropole se félicite de la réussite de la mesure, elle exclut que la régulation puisse être adaptée ailleurs. « Il n’existe pas d’ouvrage similaire, avec un péage, sur le territoire », précise-t-on. Quant aux congestions de chaque côté du boulevard périphérique Nord, la Métropole ne voit en revanche pas beaucoup de solutions. « À la porte de Valvert ou sur le pont du Rhône, le trafic est extrêmement conséquent. Il y a peu de mesures à prendre dans ce cas. »

80

C’est le nombre de régulations de trafic mises en place en 2018. La moitié l’a été dans le sens Paris-Genève, généralement le matin. L’autre moitié dans le sens inverse, le soir. Ces régulations sont très liées aux déplacements pendulaires. Les régulations de trafic sont presque exclusivement déclenchées la semaine.

2010

Date des premières régulations de trafic sur le boulevard périphérique Nord.

60 000

C’est le nombre de véhicules qui empruntent le tunnel de Caluire tous les jours.

90 euros

C’est le montant de l’amende pour un automobiliste qui circule sur la voie de gauche lors d’une régulation. Trois points sont aussi retirés sur son permis de conduire. La voie de gauche étant considérée comme une voie fermée à la circulation.

Blaise FAYOLLE

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