Transports Bientôt des arrêts à la demande sur certaines lignes TCL la nuit

La ligne C14 est la figure de proue de cette expérimentation qui a débuté vendredi soir. Mais d’autres suivront, comme la C12.  Photo d’archives Le Progrès /Philippe JUSTE
La ligne C14 est la figure de proue de cette expérimentation qui a débuté vendredi soir. Mais d’autres suivront, comme la C12. Photo d’archives Le Progrès /Philippe JUSTE

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Sytral a lancé l’expérimentation de la descente à la demande, après 22 heures, pour lutter contre l’insécurité et le harcèlement sexiste.

Il est tard, vous êtes à bord du bus qui vous ramène chez vous, mais votre appartement se situe entre deux arrêts. Désormais, vous pourrez demander au chauffeur TCL de vous laisser au plus proche de votre logement. L’expérimentation a été lancée vendredi soir sur la ligne C14 (qui relie Jean-Macé et Les Sources via Hôtel de ville et gare de Vaise), et sera étendue rapidement à d’autres lignes. La descente à la demande est une petite révolution pour les TCL et les usagers.

Les lignes 7, 52, C5 et C12 à partir du 15 avril

Après des saynètes jouées par des comédiens sur le thème du harcèlement, Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral, a annoncé ce nouveau service lors d’un rendez-vous vendredi matin, gare de Vaise. « Ça nous parle un peu trop, un peu trop souvent », a-t-elle concédé.

Avec la volonté de lutter contre « le sentiment d’insécurité qui peut se mettre en place » et le harcèlement sexiste, le Sytral lance donc une expérimentation de six mois, en commençant par la C14.

À partir du 15 avril, le dispositif de descente à la demande, déjà en vigueur dans une dizaine de villes en France et mis en place depuis vingt ans au Canada, sera déployé également sur les lignes 7 (Bonnevay-Vaulx-en-Velin), 52 (Vaulx-en-Velin-Parilly), C5 (Cordeliers-Rillieux/Vancia) et C12 (Bellecour-Hôpital Feyzin Vénissieux). Et à terme sur toutes les lignes ? « Rien n’est encore défini et rien n’est exclu », estime Fouziya Bouzerda, la présidente du Sytral, satisfaite de « cet acte fort ».

Chauffeurs formés, lignes cartographiées

Les chauffeurs ont été formés et les lignes cartographiées pour éviter des arrêts dans des zones accidentogènes.

Depuis 2015, sur le sujet, les TCL ont été dans une démarche proactive avec le lancement de marches exploratoires. Vingt-huit ambassadrices se sont mobilisées pour améliorer les conditions de sécurité sur les lignes 7, C5, C12 et C14 et des modifications ont été apportées : changement de bus, nouvelle signalisation, éclairage repensé, renforcement des effectifs d’agents et de médiateurs… Un diagnostic similaire est en cours sur la ligne 52 et des ambassadrices sont actuellement recrutées sur la ligne 80.

90 à 750

C’est, en euros, le montant de l’amende pour « outrage sexiste ». Cette nouvelle incrimination a été inscrite dans le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Dès avril 2019, les contrôleurs TCL, assermentés, pourront constater cette infraction et délivrer une amende.

Un partenariat avec Mon Chaperon

Cette start-up française permet de trouver un co-voyageur pour partager des trajets en commun.

Une page dédiée sur TCL.fr

Sur le site internet des TCL, une page dédiée au signalement, en tant que témoin ou victime d’un incident, d’une incivilité ou d’un harcèlement sexiste, a été créée. Cette option sera ajoutée au printemps à l’appli TCL, au moment de sa nouvelle version. Les TCL pourront agir en mettant en place une veille vidéo renforcée et en accompagnant les victimes qui le souhaitent vers le dépôt de plainte.

Jean-Philippe CAVAILLEZ

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