Musique Deux sœurs, deux voix : Delacourt charme en duo

Les sœurs du groupe Delacourt : une musique « pour réchauffer les cœurs » Photo DR/ Sarah BALHADÈRE
Les sœurs du groupe Delacourt : une musique « pour réchauffer les cœurs » Photo DR/ Sarah BALHADÈRE

À Lyon, on connaissait Amélie et Noémie comme les chanteuses Billie et Morikan. Elles ont fusionné leurs voix pour former le groupe Delacourt. Un projet conçu « comme un câlin musical ».

Sur les scènes lyonnaises, Amélie et Noémie sont à la fois les chanteuses Billie et Morikan, et les comédiennes de la compagnie des Sœurs Goudron. Depuis plus de quinze ans, elles multiplient les projets et les participations. Musicalement, elles ont choisi des voies différentes. L’une est fan d’electro, de Kraftwerk à New Order, alors que l’autre aime la soul, et les rythmes exotiques. Des influences qui ont marqué leurs parcours artistiques personnels.

Oui, mais elles ont trouvé un grand plaisir à chanter ensemble. D’abord pour les amis, pour les réseaux sociaux, où elles multipliaient les reprises, de Camille à Nina Simone, en passant par Whitney Houston. Puis sur un projet commun, baptisé Delacourt, du nom de leur grand-mère « peintre et globe-trotteuse ». « Nos deux voix fonctionnent bien, elles se marient bien, et ça crée toujours une émotion chez les gens. Dans nos autres projets, on met une énergie folle à créer cette émotion. Quand on chante toutes les deux, c’est simplement naturel », expliquent-elles.

Les deux sœurs interprètent la chanson des Jumelles, du film de Jacques Demy  « Les Demoiselles de Rochefort ». Photo DR/ Sarah Balhadère
Les deux sœurs interprètent la chanson des Jumelles, du film de Jacques Demy « Les Demoiselles de Rochefort ». Photo DR/ Sarah Balhadère

Le plaisir des reprises

Chanter ensemble, mais sur quel univers musical ? « Il a fallu chercher un pont entre nous » explique Noémie. « On l’a trouvé via des reprises, comme un dénominateur commun », poursuit Amélie. Leur travail d’arrangements, d’harmonies vocales a planté les racines de ce projet. « C’était notre petite cuisine, notre labo d’alchimiste, chacune apportant son ingrédient » explique le duo.

Rythmiques indolentes et mélodies douces

Le résultat ? Une pop ensoleillée, douce et fluide, sans heurt ni fracas. On pense à Nouvelle Vague, à Polo &  Pan, mais aussi à la tradition des duos d’harmonies vocales, de Simon & Garfunkel aux Mamas & Papas. Des rythmiques indolentes, des mélodies douces, et des arrangements minimalistes qui laissent toute la place aux voix des sœurs Lacaf. Toutes les deux diplômées de l’école de musique de Villeurbanne, les sœurs gardent un souvenir ému de leur formation. « Pour ce projet, j’ai eu une pensée pour nos professeurs d’harmonie, Gilbert Doja ou Sylviane Fessieux. Tout ce que l’on a appris sur la composition, les arrangements, les chœurs, on l’a vraiment mis à profit » explique Noémie.

Câlin musical

« On voulait une musique pour réchauffer les cœurs, c’est comme un câlin musical », souligne le duo. « Le point de départ, c’était de raconter d’où on vient. On a grandi dans une ambiance extraordinaire, dans la Drôme, dans un chalet fait de bric et de broc où se réunissaient des amis, des artistes, pour des fêtes, et du partage. On voulait que cette ambiance “maison du bonheur” se retrouve dans notre musique, et qu’elle apporte cette même énergie, qu’elle transforme toute amertume en douceur », explique Amélie.

T. M.

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