Lyon Le street artiste lyonnais Ememem prend ses quartiers d'été dans le 9e

Il suffit d’arpenter les rues, le nez collé au bitume et de se laisser porter par les nids-de-poule comblés de petits bouts de carrelage coloré.  Photo Progrès /Maxime JEGAT
Il suffit d’arpenter les rues, le nez collé au bitume et de se laisser porter par les nids-de-poule comblés de petits bouts de carrelage coloré.  Photo Progrès /Maxime JEGAT

Les premières flaques de carrelage sont apparues à Lyon en 2016. Cinq ans plus tard, l’artiste Ememem continue de colorer la ville en comblant les nids-de-poule de mosaïque. Bientôt un jeu de piste sera lancé pour retrouver ses dernières œuvres.

Cet été, à la demande la Mairie du 9e, l’artiste Ememem va réaliser six flackings dans l’arrondissement, ces flaques de carrelage qui viennent combler nids-de-poule, fissures et autres trous du trottoir. C’est une forme d’art que l’on ne présente plus tant il fait partie du paysage de la ville. On les trouve ainsi depuis plusieurs années à Lyon : il suffit d’arpenter les rues, le nez collé au bitume et de se laisser porter par les nids-de-poule comblés de petits bouts de carrelage colorés. On pouvait aller du plateau de la Croix-Rousse à Monplaisir en passant par les pentes, Bellecour et le quai Augagneur. Bientôt, ces pas-là pourront mener le curieux jusque dans le 9e arrondissement. Un peu plus tard encore, un jeu de piste bien plus institutionnalisé sera mis en place par la mairie pour les retrouver.

Une centaine de plaies du bitume à Lyon

« Le premier flacking est né à Lyon, un jour de février de l’année 2016 », racontait l’artiste qui depuis a essaimé dans d’autres villes, et même à l’international, cultivant le mystère autour de son identité. C’était, dans les traboules, près de son premier atelier d’artiste. Puis il a continué à rafistoler et à raccommoder les pavés.

En cinq ans, celui qui manie l’art de la truelle aussi bien que le langage imagé a soigné plus d’une centaine de plaies du bitume à Lyon. « C’est simple, je marche, je regarde et j’écoute les trottoirs. J’aime que la dynamique soit dictée par la poésie et l’émotion. Certains trous vibrent, d’autres pas » ; confiait-il encore à notre journal.

Pour suivre son travail : ememem.flacking sur Instagram.

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