Lyon Kira, le cochon domestique d’une famille lyonnaise

Kira et Yves, propriétaire de l’animal, sont très complices. Photo Progrès /Arnélia SIMIER
Kira et Yves, propriétaire de l’animal, sont très complices. Photo Progrès /Arnélia SIMIER
« On a appelé notre cochon Kira, comme le nom d’un personnage dans le film Dark Crystal. C’est un petit être qui parle aux animaux », raconte Yves.  Photo Progrès /Arnelia SIMIER
« On a appelé notre cochon Kira, comme le nom d’un personnage dans le film Dark Crystal. C’est un petit être qui parle aux animaux », raconte Yves.  Photo Progrès /Arnelia SIMIER
Kira n’est ni farouche, ni envahissante. Elle vit sa vie tranquillement…  Photo Progrès /Arnelia SIMIER
Kira n’est ni farouche, ni envahissante. Elle vit sa vie tranquillement…  Photo Progrès /Arnelia SIMIER
Dans l’appartement, Kira aime chercher des miettes à grignoter en attendant ses deux repas quotidiens composés de céréales, épluchures, fruits, légumes. Que du cru. Jamais de produits transformés.  Photo Progrès /Arnelia SIMIER
Dans l’appartement, Kira aime chercher des miettes à grignoter en attendant ses deux repas quotidiens composés de céréales, épluchures, fruits, légumes. Que du cru. Jamais de produits transformés.  Photo Progrès /Arnelia SIMIER
Kira et Yves, propriétaire de l’animal, sont très complices. Photo Progrès /Arnélia SIMIER « On a appelé notre cochon Kira, comme le nom d’un personnage dans le film Dark Crystal. C’est un petit être qui parle aux animaux », raconte Yves.  Photo Progrès /Arnelia SIMIER Kira n’est ni farouche, ni envahissante. Elle vit sa vie tranquillement…  Photo Progrès /Arnelia SIMIER Dans l’appartement, Kira aime chercher des miettes à grignoter en attendant ses deux repas quotidiens composés de céréales, épluchures, fruits, légumes. Que du cru. Jamais de produits transformés.  Photo Progrès /Arnelia SIMIER

Le regard vif. La truffe toujours en alerte. Harnais sur le dos, Kira adore déambuler tranquillement avec son maître sur les quais du Rhône ou sur la place Maréchal-Lyautey à Lyon. « Je la promène entre une et deux heures chaque jour. Certaines personnes la confondent avec un sanglier, d’autres trouvent qu’elle a une tête de loup. Un jour, un ado m’a dit que c’était un ours », raconte, sourire aux lèvres, Yves, propriétaire de l’animal.

Kira est un cochon. Six ans, 45 kilos. Voisins, commerçants, ici, tout le monde l’a déjà croisée. « Elle est la star du quartier. Elle crée du lien social. Souvent, des passants viennent me questionner quand il me voit avec elle. »

« Je lui ai appris à traverser sur les passages cloutés »

« Kira n’oublie jamais une expérience vécue. Elle a un côté pachyderme : comme l’éléphant, elle a une excellente mémoire. La première fois qu’elle a entendu un klaxon, ça l’a surprise, se souvient Yves. Mais comme elle a compris que ça ne présentait pas de danger, maintenant, elle ne s’en préoccupe plus. Elle est habituée aux bruits de la ville.

Elle a juste du mal à se faire aux trottinettes et aux skateboards. Quand elle en voit, elle se plaque contre un mur, essaie de s’enfuir. » Et elle écoute son maître : « Je lui ai même appris à traverser sur les passages cloutés. »

« Kira a consolé ma fille »

Après sa balade, Kira aime rentrer chez elle, dans un vaste appartement dans le 6e. « Elle est un membre à part entière de la famille. On l’appelle la sœur groin. Elle a sa chambre avec aération, litière, couvertures, morceaux de tissu avec lesquels jouer… » Elle vit avec deux chats, Yves et sa compagne ainsi qu’Eleona (22 ans) et Zoé (14 ans) – deux des filles du père de famille – et Luan (11 mois). Tout ce petit monde évolue en harmonie. Les chats n’hésitent pas à grimper sur le dos de Kira. Zoé a dédié à Kira un compte Instagram. Luan commence à apprivoiser l’animal qui parfois recule encore un peu d’inquiétude en voyant l’enfant commencer à marcher. « Elle est très sensible. Un jour, une de mes filles est rentrée à la maison en pleurs et s’est installée dans le salon. Kira est alors allée chercher dans sa chambre sa couverture pour s’installer près d’elle, comme pour la consoler. »

Kira est une femelle de race cochon vietnamien, cochon nain qui fait partie des nouveaux animaux de compagnie. Yves remonte le temps. « Mon épouse était passionnée par les cochons. Elle savait qu’aux États-Unis et au Canada, des familles avaient adopté des cochons. C’est peu courant en France. Le jour où on a voulu un animal, on s’est lancé dans cette aventure. On a fait des recherches via Internet. Et on a trouvé notre cochon. Kira. On a attendu qu’elle soit sevrée et je suis allée la récupérer dans un élevage dans l’Allier.

Elle avait huit semaines quand elle a rejoint la famille. Elle pesait 500 g. Au début, elle passait sous mon t-shirt ! On s’était beaucoup renseigné avant de prendre un cochon : alimentation, rythme de vie, éducation, propreté, etc. On a dû aussi la déclarer au ministère de l’Agriculture et trouver un vétérinaire qui connaît ce genre d’animal. »

Elle passe son temps à explorer, renifler…

Kira répond bien à son nom. Elle ne laisse pas d’odeur derrière elle. Elle se fait juste entendre par ses quelques grognements. Elle passe son temps à explorer, renifler et aime bien dormir. Yves, ostéopathe de formation, est très attaché à l’animal.

« Plus le temps passe, plus je suis agréablement surpris par elle. Elle a une profondeur de comportement, une gamme impressionnante de réactions et de sons. Elle est intelligente et elle sait  s’adapter. » Il a un seul regret : « Je n’ai pas encore trouvé d’autre famille lyonnaise qui a aussi un cochon, qui pourrait sympathiser avec Kira. »

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