Oullins "Les colleurses" affichent les maux de la société sur les murs de la ville

Cette nuit de septembre, les colleurses oulinois ont ciblé 19 murs et vitrines. Photo Progrès /DR
Cette nuit de septembre, les colleurses oulinois ont ciblé 19 murs et vitrines. Photo Progrès /DR

Lors de leur dernière sortie nocturne, « les colleurses » (sic) oullinoises ont investi 19 lieux. Parmi elles, Cécile, étudiante de 20 ans et Emma, responsable administrative de 37 ans. Elles expliquent leur engagement féministe.

« Sois fière et parle fort », « Mon viol, ma rage », « IVG : mon corps, mon choix », « Être bi n’est pas une phase »…

Les Oullinois se sont réveillés il y a quelques jours avec ces messages, tapissés le long de la Grande rue notamment. Des mots, des slogans chocs et engagés, choisis par les colleurses (sic) locales.

Oui, vous avez bien lu, les colleurses et non pas les colleuses. Parce que depuis le début de ce mouvement national, la volonté d’ouvrir le champ aux personnes transgenres, ou ne se reconnaissant pas dans une représentation binaire (homme-femme) est très marquée.

 

 Les messages s’adressent à la société tout entière.  Photo DR
Les messages s’adressent à la société tout entière. Photo DR
 Les messages ont jalonné la Grande rue principalement.  Photo DR
Les messages ont jalonné la Grande rue principalement. Photo DR
 Le but, rappeler des fondamentaux.  Photo DR
Le but, rappeler des fondamentaux.  Photo DR
 Le mouvement ne dénonce pas que les violences faites aux femmes.  Photo DR
Le mouvement ne dénonce pas que les violences faites aux femmes. Photo DR
 Ce slogan pourrait dater des années 70.  Photo DR
Ce slogan pourrait dater des années 70.  Photo DR
 Celui-ci évoque un passé bien plus récent.  Photo DR
Celui-ci évoque un passé bien plus récent.  Photo DR
 Les messages veulent interpeller la société.  Photo DR
Les messages veulent interpeller la société.  Photo DR
 Les messages veulent interpeller la société.  Photo DR
Les messages veulent interpeller la société. Photo DR
 Les messages ont jalonné la Grande rue principalement.  Photo DR
Les messages ont jalonné la Grande rue principalement.  Photo DR
 Les messages ont jalonné la Grande rue principalement.  Photo DR
Les messages ont jalonné la Grande rue principalement. Photo DR
 Les messages s’adressent à la société tout entière.  Photo DR  Les messages ont jalonné la Grande rue principalement.  Photo DR  Le but, rappeler des fondamentaux.  Photo DR  Le mouvement ne dénonce pas que les violences faites aux femmes.  Photo DR  Ce slogan pourrait dater des années 70.  Photo DR  Celui-ci évoque un passé bien plus récent.  Photo DR  Les messages veulent interpeller la société.  Photo DR  Les messages veulent interpeller la société.  Photo DR  Les messages ont jalonné la Grande rue principalement.  Photo DR  Les messages ont jalonné la Grande rue principalement.  Photo DR

 

« Un nouveau moyen de dénoncer les choses »

À peine un an que les premiers collages sont apparus sur les murs des grandes villes. Et vu la rapidité avec laquelle ce mode d’action a essaimé un peu partout en France, une évidence : il interpelle, il parle à celles et ceux qui veulent s’engager.

C’est le cas d’Emma qui a intégré le groupe oullinois à l’automne 2019 : « Je me baladais dans Lyon, j’ai vu un collage. J’ai trouvé cela génial. J’ai pris contact sur Instagram. Une action qui impacte très largement. Tout le monde voit ce que nous dénonçons, ce que nous réclamons. Je n’avais pas envie de parler mais d’agir, de faire des choses concrètes. »

L’action, c’est aussi ce qui a séduit Cécile*, « cela faisait un moment que je souhaitais m’investir dans la cause féministe. Un soir, en rentrant chez moi je les ai croisées…

C’est à mes yeux un nouveau moyen de dénoncer les choses, mais pas un nouveau féminisme. On expose la réalité sur les murs littéralement. Les violences faites aux femmes, les féminicides, la LGBT phobie, la culture du viol en général, le racisme, s’est ouvert à toutes les luttes… »

A Oullins, le choix des emplacements des collages a fait un peu grincer des dents chez certains notamment commerçants. « Beaucoup de gens ne sont pas contre les messages.

Mais pas à proximité de chez eux. Ils ne font pas la balance entre la gravité de ce que l’on dénonce et la dégradation très mineure d’un mur », répondent Emma et Cécile.

Ce qui guide leurs choix, c’est l’exposition qu’auront les messages, la possibilité qu’ils soient lus par le plus grand nombre. Dans les faits, les collages ont une durée de vie de quelques heures parfois quelques jours.

Outre « mettre la société en face de ses contradictions », depuis le début du mouvement, une autre revendication émerge, celle de se réapproprier la rue, la nuit. Un lieu, un espace public, que toutes et tous n’ont pas le sentiment de partager à égalité, ni en toute sécurité.

*Prénom d’emprunt

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