Aventure Un tour d’Europe de 9 mois, à vélo électrique, pour la planète

Équipé d’un vélo électrique, de vêtements techniques, batteries, d’une tente et d’un sac de couchage, Antoine Abou va parcourir 7 000 km en 9 mois. Il vit avec 7 € par jour. Photo DR
Équipé d’un vélo électrique, de vêtements techniques, batteries, d’une tente et d’un sac de couchage, Antoine Abou va parcourir 7 000 km en 9 mois. Il vit avec 7 € par jour. Photo DR

Antoine Abou, Lyonnais de 22 ans, est parti lundi 20 septembre sur son vélo électrique pour débuter son périple à Paris, via les capitales scandinaves à la rencontre d’acteurs du changement environnemental. Le but : restituer ses rendez-vous sur les réseaux sociaux pour mieux informer les Français.

« Je suis arrivé lundi 28 septembre à Bruxelles après 6 h sous la pluie, mais ça va. Je vis des expériences incroyables ! » Ce Lyonnais de 22 ans n’a pas froid aux yeux pour relever un défi qu’il s’est fixé en peu de temps et avec peu de moyens. « Je fonce la tête baissée. Je n’allais pas m’arrêter à cause du Covid ! » lance-t-il dans un grand éclat de rire.

« J’ai ma tente et je trouve facilement un bout de jardin pour la planter »

Sa licence de droit en poche, Antoine Abou a postulé à un Master X-HEC entrepreneurs à Paris en juin. Déçu d’avoir loupé les oraux, il construit alors un projet à l’orée des vacances d’été puis lance une campagne participative pour le financer. Elle lui rapporte 4 000 €. « Mon père travaille chez B2 eBike (Lyon 9e) et m’a procuré un vélo électrique. J’ai dépensé 2 500 € en matériel. Je vis avec 7 € par jour. J’ai ma tente et je trouve facilement un bout de jardin pour la planter. »

Équipé de vêtements conçus à base de bouteilles recyclées de la mer, Antoine reste une à deux semaines dans chaque grande ville afin de rencontrer le maximum d’acteurs du changement environnemental, de les interviewer dans le but d’informer les Français, et surtout les jeunes, des solutions qui existent. « Je suis parti le 21 septembre de Paris et j’ai déjà bouclé plus d’une vingtaine d’interviews. Je dois réaliser chaque jour une importante prospection sur LinkedIn Pro et envoyer une cinquantaine de messages. Je recueille entre cinq et dix réponses. À chaque rencontre, je récupère d’autres contacts. Je travaille uniquement sur mon iPhone à raison d’un montage par jour et une vidéo tous les trois jours. »

Développer une grosse communauté engagée

Malgré le froid, Antoine Abou a choisi de prospecter à Amsterdam, Oslo, Stockholm et Copenhague. Des pays qui ont adopté des solutions environnementales plus avancées qu’en France : « Ils ont développé une conscience de la planète. À travers mon projet ‘For planet’, je souhaite développer sur les réseaux sociaux une communauté engagée et importante, histoire d’avoir un impact à plus grosse échelle pour agir. J’envisage de poursuivre mon périple jusqu’en juin et recueillir ainsi toutes les belles initiatives qui font du bien à la planète, et en particulier ce qui touche à l’hydrogène ».

Sur son compte Instagram, Antoine Abou compte déjà près de 1 600 abonnés  : « Je fais partager mon expérience, mes galères comme les bons moments. J’ignore où je dors le soir. C’est une sacrée aventure ! » Parmi les chefs d’entreprises portant des projets responsables et durables, les associations et indépendants, Antoine Abou a déjà rencontré Eva Sadoun, qui a créé LITA. co et coprésidente du Mouvement des entrepreneurs sociaux et du collectif Tech for Good, Jean Moreau, le fondateur de Phénix , une application qui sauve 120 000 repas par jour, Guillaume Abou, fondateur de la Washerie à Lyon, une laverie engagée, solidaire et responsable, Benoît Descamps, directeur de la communication du Syndicat Mixte des Transports Artois-Gohelle qui travaille sur les bus à hydrogène, Philippe Boucly président de l’Afhypac, association pour l’hydrogène et les piles combustibles.

N. M.

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