Musique A Ship on Sale : un clip musical 100 % lyonnais

Le clip "A Ship on Sale" a été créé par des Lyonnais cet été.  Photo Progrès /Thiébault Guérin
Le clip "A Ship on Sale" a été créé par des Lyonnais cet été.  Photo Progrès /Thiébault Guérin

Créé par l’association JeanJean Films et l’école de danse Farandoles, le clip A Ship on Sale (Un bateau en vente) est une production 100 % lyonnaise : musique et chorégraphie originales, tournage à Lyon et déjà 1 377 vues sur Vimeo.

Ils sont chorégraphes, musiciens, réalisateurs ou danseurs, et ensemble, ils ont créé un clip 100 % Made in Lyon  : A Ship on Sale(un bateau en vente ). À l’origine, une déception : l’annulation du spectacle de fin d’année de l’école de danse Farandoles à la Croix-Rousse, en raison de la Covid-19.

« C’est le moment fort de l’année pour une école de danse. Alors j’avais envie de terminer sur quelque chose de marquant », explique Charlotte Mattei, 25 ans, professeure de danse contemporaine à l’école Farandoles qu’elle a créée en 2019. C’est elle qui a inventé la chorégraphie du clip A Ship on Sale , et qui est à l’origine du projet.

Pour le réaliser, elle avait besoin d’être entourée de personnes qui évoluent dans son univers et qui puissent filmer et accompagner son inspiration. Bingo : il suffisait de chercher parmi ses élèves.

Une collaboration artistique à l’école de danse Farandoles

Pour la musique, Jérémie Esperet, compositeur pour les arts visuels. « Il devait composer la musique du spectacle. Je lui ai imposé un tempo et suggéré des musiques qui m’inspiraient, car j’avais déjà quelques mouvements en tête », explique Charlotte Mattei. Pour l’interprétation, il est accompagné au violon et au chant par Clémentine Dubost. Les deux voix sont douces et profondes, la musique apaisante et hors du temps.

Pour la caméra, une autre élève, Clémentine Seïté, et son époux Thiébault Guérin. Ils ont créé tous les deux l’association JeanJean Films , avec laquelle ils réalisent des courts-métrages et des captations de pièces de théâtre, notamment. Dans ce clip, Clémentine Seïté danse. C’est donc Thiébault Guérin qui filme, avec l’aide de Cédric Magnien, chef opérateur.

À l’écran, dix-neuf danseuses et danseurs, dont Charlotte Mattei, Jérémie Esperet et Clémentine Seïté. Tous sont élèves à l’école Farandoles. Habillés en noir et blanc, ils se meuvent avec légèreté, s’enlacent et même parfois restent statiques, regardant la caméra.

 Le tournage a eu lieu début juillet à Lyon.   Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
Le tournage a eu lieu début juillet à Lyon.   Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
 Les danseurs et danseuses sont toutes et tous des élèves de Charlotte Mattei. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
Les danseurs et danseuses sont toutes et tous des élèves de Charlotte Mattei. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
 La chorégraphie est fluide et aérienne.   Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
La chorégraphie est fluide et aérienne.   Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
 Une grande complicité entre les artistes se ressent dans ce clip. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
Une grande complicité entre les artistes se ressent dans ce clip. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
 Thiébault Guérin a filmé la chorégraphie, avec l’aide du chef opérateur Cédric Magnien. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
Thiébault Guérin a filmé la chorégraphie, avec l’aide du chef opérateur Cédric Magnien. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
 En tout, 19 danseurs et danseuses ont participé au projet. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
En tout, 19 danseurs et danseuses ont participé au projet. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie
 Le tournage a eu lieu début juillet à Lyon.   Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie  Les danseurs et danseuses sont toutes et tous des élèves de Charlotte Mattei. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie  La chorégraphie est fluide et aérienne.   Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie  Une grande complicité entre les artistes se ressent dans ce clip. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie  Thiébault Guérin a filmé la chorégraphie, avec l’aide du chef opérateur Cédric Magnien. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie  En tout, 19 danseurs et danseuses ont participé au projet. Photo Progrès /Deborah Lesage Photographie

L’association de différentes compétences pour un projet enrichissant

Pour les décors, une salle de l’association Tango de Soie dans le 1er arrondissement. Un piano, des miroirs, des barres, du parquet, des bouteilles de vin sur les tables, une lumière tamisée et du brouillard donnent au clip des airs cinématographiques, dans une ambiance nocturne. Et puis un grand jardin, des herbes hautes, un soleil rasant, et le clip bascule dans une ambiance bucolique.

Le clip a été tourné début juillet en deux après-midi seulement, puis monté en une semaine. « On a filmé en 4K, donc on a pu zoomer au montage, ce qui est une grande chance. C’est la grande différence avec un spectacle de danse sur scène. Avec une caméra, on peut tricher  », explique Clémentine Seïté.

« Thiébault Guérin a construit l’image, j’ai eu tout de suite confiance. J’avais quelques idées de mise en scène, mais je ne raisonnais pas en termes de caméra, donc parfois ça ne fonctionnait pas du tout ! », se souvient Charlotte Mattei. « C’est l’association de nos différentes compétences qui a rendu ce projet si enrichissant. »

Marion MAYER

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