Art et culture La plasticienne Florence Bernard invite le public à participer à son travail

Florence Bernard présente les différentes silhouettes des interactions du site Internet, sur la friche Lamartine, lors de son expo de fin juin. Le visiteur retrouvera sur le site internet cette configuration de silhouettes  Photo Progrès /Christian SALISSON
Florence Bernard présente les différentes silhouettes des interactions du site Internet, sur la friche Lamartine, lors de son expo de fin juin. Le visiteur retrouvera sur le site internet cette configuration de silhouettes  Photo Progrès /Christian SALISSON

Spécialisée en gravure, Florence Bernard, plasticienne, a exposé sur la friche Lamartine une partie de ses travaux qui s’inspirent par une suite de gravures, de la théorie des 6 degrés de séparation de Frigyes Karinthy. Elle propose, jusqu’à la fin décembre, de participer à son travail en intervenant sur son site.

Quelle volonté a sous-tendu ces travaux ?

« J’ai voulu par cette succession de gravures, présentées sur un site Internet, montrer comment l’on peut créer des rapports sociaux (des liens) réels, à l’heure de l’importance des réseaux sociaux virtuels. Ce projet s’intéresse à la notion de reconnaissance entre le monde numérique et la vie quotidienne. L’expérience proposée s’appuie sur la théorie des 6 degrés, émise par Frigyes Karinthy, en 1929, qui dit que “toute personne sur le globe peut être reliée à n’importe quelle autre à travers une chaîne de relations individuelles comprenant au plus 6 maillons” ».

Quelle est l’interaction proposée ?

« Le visiteur du site imagé pour ce projet pourra cliquer sur une des silhouettes proposées en retenant celle d’une personne qu’il pense reconnaître. Un compteur indique pour chaque image le nombre de personne l’ayant reconnue. Chaque participation entraînera une action dans le monde réel : je réaliserai une nouvelle gravure du dessin qui s’affichera en léger décalage, comme une vibration de la précédente. Lorsque 6 impulsions auront été activées, je les imprimerai dans mon atelier et elles remplaceront sur le site l’image première. Les silhouettes sont celles de personnes de mon entourage, classées par groupe en fonction de mes rencontres. L’absence des traits du visage les rend anonymes et peut-être semblables à des personnes connues par le visiteur du site. »

Comment vous est venue cette idée ?

« Depuis toute petite, mes goûts pour le dessin, les livres et le savoir à travers eux m’ont guidée vers mes travaux d’aujourd’hui. C’est pour cela que j’ai étudié, d’abord le cinéma et les arts plastiques, notamment à l’école Estienne, à Paris (13e ) puis à l’université où j’ai obtenu un master en Arts plastiques et un doctorat « Arts et sciences de l’art » ; mais j’ai aussi travaillé dans de nombreux ateliers d’artistes comme assistante dans le domaine de la gravure. Et ma thèse de doctorat portait sur “La gravure, dialogue entre arts et sciences” ».

Comment êtes-vous arrivée sur la friche Lamartine ?

« En cherchant un atelier lyonnais, depuis Paris, avant de venir à Lyon, il y a quelques mois pour enseigner l’iconologie à Lyon 2 et la gravure à l’Insa (Institut national des sciences appliquées).

Adresse du site interactif : https ://portrait.kalth.blue ; contact : florence.bernard@gmail.com

De notre correspondant local, Christian SALISSON

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