Judo | Gerland De la Tunisie à Lyon, guidée par la passion du judo

Houda Miled, judokate internationale devenue entraîneure à Lyon, et Vincent Valente, directeur technique du Judo Club de Gerland.  Photo Progrès /J.P.Z.
Houda Miled, judokate internationale devenue entraîneure à Lyon, et Vincent Valente, directeur technique du Judo Club de Gerland. Photo Progrès /J.P.Z.

Tunisienne, Houda Miled a pratiqué le judo au plus haut niveau international, médaillée de bronze aux championnats du monde, championne d’Afrique à de multiples reprises et sélectionnée olympique. Elle officie désormais comme entraîneure au Judo Club de Gerland à Lyon.

La marmite du judo : Houda Miled est tombée dedans quand elle était encore très jeune. Et, à 33 ans, celle qui est désormais entraîneure au Judo Club de Gerland affiche un sacré palmarès : 2 médailles de bronze aux championnats du monde (seniors et juniors), 3 participations olympiques (Pékin, Londres et Rio) et 11 titres de championne d’Afrique.

Tout a commencé à Kairouan, où vivait sa famille. « Ma grande sœur faisait du judo, je me suis lancée dans cette pratique. J’étais un peu réservée, introvertie, et le judo m’a fait grandir et progresser ». Encouragée par sa famille, qui la suivra tout au long de sa carrière, ses prédispositions sont très vite remarquées.

« Je n’ai pas dormi de la nuit »

« À 11 ans, j’ai quitté mes parents pour rejoindre l’équipe nationale et un centre d’élite », se souvient-elle. À partir de là, l’essentiel de sa vie va tourner autour du judo. Entraînement, régimes (elle fera sa carrière à haut niveau chez les – 70 kg), préparation mentale etc., seront son quotidien. Jusqu’aux JO de Rio en 2016, après lesquels, elle prendra du recul et arrêtera.

Entre-temps, elle se sera forgé un solide palmarès et de beaux souvenirs. « Ma première grande joie, c’est mon titre de championne d’Afrique en 2005. J’étais encore junior et j’ai combattu et gagné chez les seniors. C’était énorme ». Énorme mais pas autant que ce qu’elle a ressenti en obtenant sa « meilleure médaille », le bronze lors des Mondiaux 2009 à Rotterdam. « Je n’ai pas dormi de la nuit » sourit-elle à cette évocation.

« J’aime trop la France »

Lorsqu’elle décide de s’arrêter, c’est encore vers le judo qu’elle va se tourner. Ayant des contacts de longue date avec le directeur technique du JC Gerland, Vincent Valente, elle viendra d’abord à Lyon animer des stages. Puis y sera recrutée pour enseigner à temps plein en mars dernier. Du coup elle est restée « à 100 % judo ». « Je forme et je me forme aussi » explique-t-elle, mettant en avant qu’elle aussi apprend au contact de Vincent Valente qui est 6e dan.

Et puis elle ne boude pas son plaisir d’être dans l’hexagone. « Grâce au judo, j’ai pu voyager partout, mais j’aime trop la France. Depuis mon enfance. J’ai de la famille ici, à Nice et à Toulouse. Et avec l’ambiance au club, c’est comme une famille, je me sens chez moi », dit celle qui s’est installée dans un petit appartement à Gerland. Et même si sa passion lui laisse peu de temps pour d’autres activités, elle a déjà des amis ici et profite de son temps libre pour se promener et visiter une ville où elle se sent bien.

J.P.Z.

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