Mercato OL La nouvelle vie de Nabil Fekir s’écrira en vert et en Liga

Nabil Fekir est arrivé à l’aéroport de Séville ce lundi, accueilli par le directeur général du Betis, Federico Martinez Feria, et des socios.  Photo EPA-EFE /M.G.
Nabil Fekir est arrivé à l’aéroport de Séville ce lundi, accueilli par le directeur général du Betis, Federico Martinez Feria, et des socios. Photo EPA-EFE /M.G.

Déterminé à quitter l’OL cet été, Nabil Fekir va bien rejoindre le club espagnol du Betis Séville, qui va aussi engager son frère cadet Yassin. Un choix incompris par certains.

Lorsque ce dimanche, quelques heures après l’annonce d’un intérêt du Napoli pour Nabil Fekir, beaucoup ont sursauté lorsque les alertes se sont succédé pour annoncer l’envol imminent du champion du monde de l’OL pour le Betis Séville. Entre la possibilité de jouer la Ligue des Champions sous les ordres de Carlo Ancelotti aux côtés des Mertens, Insigne ou Milik dans le volcan du San Paolo, et celle de jouer, au mieux, une place en Ligue Europa avec le 10e  du championnat espagnol, battu la saison passée par Rennes en 1/16es de C3, même dans un stade chaud, cela ressemblait au fameux contraste « deux salles, deux ambiances ».

Yassin Fekir dans la balance

Pourtant, ce lundi en début d’après-midi, il fallait se rendre à l’évidence lorsqu’on a vu l’ex-capitaine lyonnais et son frère cadet Yassin accueillis par quelques socios à la sortie de l’aéroport de la capitale andalouse, bras dessus bras dessous avec le directeur général du Betis, Federico Martinez Feria, et une écharpe verte et blanche en mains.

Pour 20 millions d’euros de transfert, une dizaine de millions supplémentaires de bonus éventuels et 20 % de plus sur l’indemnité en cas de revente, Nabil Fekir va bien rejoindre les « Verdiblancos ». Il a passé ses tests médicaux dans la soirée à partir de 18 heures. Tout comme Yassin, qui sera prêté dans la foulée en D2 espagnole, dans la ville toute proche de Cadix, selon des médias ibériques.

Et il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que les moqueurs s’amusent de voir un si grand talent vendu à un prix moindre que les 40 millions d’euros que viendraient de proposer deux clubs anglais au FC Valence pour Mouctar Diakhaby. Ou que les mots « gâchis » ou « grosse Betis de Nabil » pullulent sur les réseaux sociaux. Mais le monde ne se divise pas seulement qu’entre les aigris et les indifférents au départ d’un des plus grands cracks de l’histoire de l’Olympique Lyonnais.

Un passage-rebond comme Giovanni Lo Celso ?

Ainsi, tandis que certains lui souhaitent de grandir - sportivement et personnellement - en coupant le cordon avec son cocon lyonnais de toujours, comme Gérard Bonneau, d’autres estiment que la Liga était le championnat idéal pour se relancer, avec ce football à la construction plus élaboré techniquement, moins porté sur l’affaire physique que la L1, la Premier League ou la Serie A. Surtout avec la perspective de se faire voir par les grands d’Espagne et d’Europe, à l’instar d’ailleurs d’un Lo Celso, jugé comme moyen au PSG avant d’exploser la saison passée sous les ordres de Quique Setien. Il est aujourd’hui courtisé par Tottenham, après un exercice à 16  buts et 6 passes.

Mais des questions restent en suspens concernant ce départ. Était-ce uniquement un choix sportif, avec la perspective de partager le ballon avec de bons manieurs comme Canales, Joaquin, Guardado, Lainez ou Cristian Tello ? Était-ce avant tout une décision familiale et collégiale, alors que Nabil Fekir n’est plus conseillé par le moindre agent ? Ou y avait-il réellement d’autres offres pour lui ? Il faudra peut-être attendre quelques jours avant ses premiers mots, lors de sa présentation : ses futurs partenaires partent en stage au Mexique ce mardi.

Arnaud CLEMENT

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