Auvergne Rhône-Alpes Covid-19 : dépistage massif en région, six questions pour tout comprendre

Le résultat des tests antigéniques est connu en 15 à 30 minutes.  Photo Progrès /Philippe TRIAS
Le résultat des tests antigéniques est connu en 15 à 30 minutes.  Photo Progrès /Philippe TRIAS

Le président de la région Laurent Wauquiez a présenté les modalités de la campagne de dépistage massif qui se déroule du 16 au 23 décembre.

1 Quand pourra-t-on se faire dépister ?

La campagne de dépistage massif du grand public se déroule du 16 au 23 décembre dans la région Auvergne Rhône-Alpes mais un effort particulier sera porté pendant le week-end du 18 au 20 décembre avec l’ouverture de centres temporaires.

2 Où pourra-t-on se faire dépister ?

1 300 sites qui pratiquent déjà des tests s’associent à cette campagne et sont ainsi « labellisés ». Il s’agit de 315 laboratoires d’analyses médicales, de 717 centres de santé (médicaux et infirmiers), de 344 pharmacies et de 14 hôpitaux.

À ces sites, s’ajoutent « 1 300 centres de dépistages temporaires ». Il s’agit, d’une part, de lieux ciblés dont 485 lycées, 71 entreprises (SEB, SUEZ, Limagrain, Crédit Agricole…), des administrations ou des zones d’activité (par exemple, le port Edouard-Herriot à Lyon) et, d’autre part, des lieux destinés au grand public, essentiellement le week-end du 18 au 20 décembre. Ainsi, 301 centres seront organisés par les communes, dans des locaux municipaux ou des chapiteaux, et des dépistages seront proposés dans des lieux de passage dont 16 gares et 37 grandes surfaces des groupes Casino, Géant Casino, Carrefour, Auchan et Intermarché. 40 bus sillonneront également 243 communes.

Dans le Rhône, des centres seront déployés dans une cinquantaine de municipalités, dans les gares de Part-Dieu, Perrache et Saint-Paul, et dans les magasins Carrefour de Confluence, Francheville, Givors, Villeurbanne, Vaulx-en-Velin.

La liste de tous les sites est accessible sur une carte sur : www.auvergnerhonealpes.fr

3 Comment faut-il faire ?

Les tests seront gratuits, sans ordonnance, sans rendez-vous et accessible à tous. Selon la Région, « la quasi-totalité des habitants » devrait avoir un site de dépistage « à moins de 20 minutes de son domicile ».

4 Quels tests de dépistage ?

Tous les prélèvements se feront dans le nez à l’aide d’un écouvillon. Les centres temporaires proposeront des tests antigéniques dont les résultats sont obtenus entre 15 et 30 minutes. Des tests RT-PCR seront également utilisés mais principalement pour le dépistage des lycéens, public essentiellement asymptomatique en cas d’infection. Les personnes dites « fragiles » ayant été dépistées négativement avec un test antigénique « pourront confirmer leur résultat avec un test PCR en lien avec les laboratoires partenaires de l’opération ». Les laboratoires se sont engagés à fournir les résultats des tests PCR en 24 heures maximum.

 Kit de test antigénique utilisé par les pharmaciens.   Photo Progrès /Maxime JEGAT
Kit de test antigénique utilisé par les pharmaciens.   Photo Progrès /Maxime JEGAT

5 Qui réalisera les prélèvements ?

Chaque centre temporaire sera placé sous la responsabilité d’un professionnel de santé habilité à réaliser les prélèvements et à saisir les résultats dans la base de données SI-DEP. Cette liste s’est élargie récemment puisqu’aux biologistes, médecins, infirmiers, pharmaciens s’ajoutent désormais les masseurs-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes et sages-femmes. La Région annonce la mobilisation de 2 228 professionnels de santé mais aussi 500 étudiants (rémunérés), 1 500 pompiers, 1 000 membres d’associations de protection civile et 4 000 « volontaires/bénévoles ». Ainsi, les formations aux prélèvements, dont 1 000 offertes par la Région, se multiplient ces jours-ci.

6 Que se passe-t-il ensuite ?

Chaque personne testée recevra une fiche d’information sur ce qu’elle doit faire en cas de test négatif ou de test positif. Les personnes positives seront contactées par l’Assurance maladie et invitées à s’isoler. Les préfectures, « dont c’est la compétence », seront chargées d’assurer les mesures pour l’isolement. La Croix-Rouge proposera un accompagnement aux personnes qui ne peuvent pas s’isoler. Un test négatif ne doit en aucun cas amener à baisser la garde sur les gestes barrières, rappellent tous les professionnels de santé.

S.M

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