Vénissieux L’inquiétant bilan d’un patron touché par le confinement

Dragan Stamenkovic, fondateur de l’enseigne Misterping.  Photo Progrès /Carlos SOTO
Dragan Stamenkovic, fondateur de l’enseigne Misterping.  Photo Progrès /Carlos SOTO

Le Vénissian Dragan Stamenkovic, associé avec Daniel Kirszenblat et Sophie Beaufil, est fondateur de l’enseigne Misterping, dont l’une des boutiques se situe à Bron. 
Dragan dresse un bilan de la période de confinement pour son commerce.

Cette boutique spécialisée dans le tennis de table a fermé une semaine avant la décision gouvernementale car tous les gymnases et les salles avaient été fermés en prévention par les municipalités. La clientèle n’était donc déjà plus au rendez-vous dans cette enseigne tenue par Dragan Stamenkovic, pongiste dans l’âme, puisqu’il a été président de l’Amicale laïque Charreard Vénissieux.

Un manque à gagner de 12.500 € par mois

Depuis, Dragan Stamenkovic et ses associés, Daniel Kirszenblat et Sophie Beaufil, ont reçu des aides pour tenir le choc. « Ce ne sont que des reports de charges. Ce qui n’a pas été reporté ce sont les loyers, les assurances, explique Dragan. Notre enseigne a un peu de chance, car le confinement est tombé durant la période creuse de la discipline, qui se termine mi-août. Nous faisons 70 % de notre chiffre d’affaires durant les quatre mois qui suivent. Actuellement, le manque à gagner est aux environ de 12 500 € par mois. »

« Nous avons une activité en ligne qui a beaucoup baissé. L’activité est au point mort puisque la Fédération a clos la saison », ajoute-t-il.

Le 11 mai, la boutique n’a pas rouvert, puisque les salles sont toujours fermées. « Heureusement que nous avions de la trésorerie, mais il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps bien qu’étant dans un secteur protégé », surenchérit-il.

« Il y aura des dépôts de bilan en cascades »

Dragan se fait plus de soucis pour le milieu associatif et sportif, et notamment pour les salariés de ces structures. « Il est évident que ce milieu va être impacté et il y aura des dépôts de bilan en cascades. Je connais des salariés du monde associatif sportif, ils ont très peur pour leurs emplois. Une association n’est pas une entreprise. Je me bats pour que mon club ait des ressources complémentaires, mais si les partenaires sont touchés, leur apport disparaîtra aussi. C’est dans ces périodes-là qu’il faut se réinventer, innover et garder un esprit positif », conclut Dragan.

De notre correspondant local, Carlos SOTO

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