LYON Yoann Combemorel, vingt ans et chef d’orchestre

Yoann Combemorel: « Le plus dur est à venir ».  Photo Stéphane GUIOCHON
Yoann Combemorel: « Le plus dur est à venir ». Photo Stéphane GUIOCHON

A 20 ans, Yoann Combemorel rêve de devenir chef d’orchestre international. En attendant, il a pris la direction musicale du Lyon Métropole Orchestra, qui a joué deux soirs à Villeurbanne avec 150 musiciens.

Il a vingt ans, il dirige un grand orchestre lyonnais et rêve de devenir chef d’orchestre international.Yoann Combemorel est un jeune homme très occupé. Outre ses études au Conservatoire de Chalon-sur-Saône, son engagement à la Croix-Rouge et ses activités sportives, il a préparé un concert avec 150 musiciens et choristes baptisé « Le visage de la paix », joué à Villeurbanne les 24 et 25 novembre. Un concert qui entre dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre. « C’est un sujet qui me touche, je me suis documenté pour préparer ces concerts. J’ai lu Apollinaire et Éluard, et je mesure la chance que l’on a d’avoir vingt ans dans une Europe sans guerre », explique le musicien.

Originaire d’Échirolles, Yoann Combemorel a commencé par étudier l’euphonium au conservatoire de sa ville natale. C’est là qu’il a commencé à s’intéresser à la direction d’orchestre. Sa route l’a ensuite mené au Conservatoire de Chalon-sur-Saône, dans la classe de Philippe Cambreling, connu pour avoir formé de grands chefs internationaux. La suite ? Le Conservatoire supérieur de Paris, Bruxelles, Montréal ou Helsinki. « Le plus dur est à venir », sourit le musicien.

En attendant, il a été choisi pour diriger les 70 musiciens du Lyon Métropole Orchestra, un ensemble qui existe depuis 2005 sous le nom d’Orchestre d’Harmonie du Rhône. 

« Je travaille beaucoup. Conduire un orchestre c’est transformer 70 musiciens en un seul instrument, ça demande de faire des choix, et d’entraîner tout le monde avec soi », explique Yoann Combemorel.

Quant à avoir la pression, « ça fait partie du job », reconnaît le jeune chef. « Il faut la gérer, c’est pour ça que je travaille beaucoup. Si on se laisse impressionner, l’orchestre le sent. Il fonctionne comme un miroir… »

Thierry MEISSIREL

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