Villeurbanne Capitale française de la culture : 800 événements prévus en 2022

En mai, les Ateliers Frappaz installent leur caravane composée de plusieurs compagnies (cirque, danse, marionnette et musiques) dans des groupes scolaires et dans les quartiers.  Photo Progrès /Regis BARNES
En mai, les Ateliers Frappaz installent leur caravane composée de plusieurs compagnies (cirque, danse, marionnette et musiques) dans des groupes scolaires et dans les quartiers.  Photo Progrès /Regis BARNES

Le maire et les partenaires de la Capitale française de la culture ont présenté les temps forts organisés en 2022 autour de ce label. Quelques rendez-vous grand public, mais aussi de nombreuses actions dans les quartiers destinées à s’inscrire durablement dans la politique culturelle de la Ville.

On se doutait que Villeurbanne, première ville labellisée Capitale française de la culture ne ferait pas dans une programmation bling-bling. « Certains nous ont dit parfois dit qu’il manquait des paillettes, ironise Cédric Van Styvendael, le maire PS de Villeurbanne et vice-président à la Métropole. Mais les paillettes ne font pas l’avenir. On ne doit pas s’arrêter à ce label mais installer pour les dix prochaines années, la politique culturelle de Villeurbanne ».

Les initiatives locales à l’honneur

Pas de clinquant donc, mais parmi les 800 événements organisés, quelques-uns feront briller Villeurbanne bien au-delà de la région : la participation de la compagnie Royal de Luxe. Une déambulation jusqu’à l’hôtel de ville de Lyon, ouverte aux musiciens amateurs ou professionnels pour fêter le 40e anniversaire de la fête de la musique. Ou bien Les Nuits de Fourvière installées pour deux soirées sur la place Lazare-Goujon.

Une dizaine de médiateurs culturels

Mais pendant un an, ce sont surtout « la richesse et les initiatives locales », souvent tournées vers la jeunesse (thème porté par la candidature de Villeurbanne) qui marqueront ce label. « Mettre les enfants, les collégiens et les lycéens au contact des artistes », une des lignes développée par Stéphane Frioux, l’adjoint à la Culture. Qui rappelle le recrutement d’une dizaine de médiateurs culturels pour faire « l’interface » entre les artistes, les parents d’élèves et leurs enfants, les profs et les habitants. « Il faut couvrir tous les territoires, toutes les esthétiques et créer des liens intergénérationnels dans les minimixes », sortes de centres culturels aménagés au sein de l’école.

Un Festival de la jeunesse à la Feyssine

Une jeunesse qui relève aussi les manches en organisant son Festival, en juin, au Parc de la Feyssine, où sont attendues des milliers de personnes. De son côté, Géraldine Farage, directrice du Pôle Pixel, qui accueille des entreprises de l‘image et du son parle dans son intervention, de « réconciliation » entre des générations. « Les jeunes et leurs pratiques actuelles sont regardées parfois comme des cultures moins légitimes que d’autres ». Les IRréeels, événement porté par le Pôle Pixel, du 7 au 10 juillet permettront de mieux faire connaître l’univers du numérique, grâce à l’art.

« Soyons fous ensemble »

Vincent Veschambre, le directeur du Rize, prend la parole pour balayer quelques idées reçues : « 95  % des édifices de la ville sont jeunes, car postérieurs à 1900 ». Pour mieux découvrir cette richesse, 22 balades urbaines, à pied et à vélo emmèneront les visiteurs à la découverte de ce patrimoine méconnu. 

« Soyons fous ensemble ! » propose Bernard Sevaux, le directeur de la culture à la mairie, faisant référence à un texte de Blaise Pascal. Et plus on est de fous, plus on rit.

Régis BARNES

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