Rhône Nolwenn Leroy : « Benjamin Biolay m’a aidée à oser, à ne pas avoir peur »

Nolwenn Leroy : « J’admire le travail de Benjamin Biolay depuis longtemps » Photo  Yann Rabanier
Nolwenn Leroy : « J’admire le travail de Benjamin Biolay depuis longtemps » Photo Yann Rabanier
Photo  Yann Rabanier
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Nolwenn Leroy : « J’admire le travail de Benjamin Biolay depuis longtemps » Photo  Yann Rabanier Photo  Yann Rabanier

Nolwenn Leroy publie un disque réalisé et pour l’essentiel écrit et composé par le Lyonnais Benjamin Biolay. C’est pourtant un disque très personnel, taillé comme un gant pour la voix de velours de la chanteuse bretonne.

Pourquoi avoir choisi Benjamin Biolay pour écrire et réaliser votre album ?

«  Je ne sais pas si je l’ai choisi, je dirais plutôt que c’est une rencontre. On s’est croisés quelquefois et on avait évoqué le fait de faire de la musique ensemble. C’était avant le confinement et entre-temps il avait fait son album, qui a si bien marché, il est parti en tournée… Je pensais que ce n’était plus d’actualité. Mais en fait, non. Il a été très enthousiaste… Et puis on a tous les deux une formation classique, on a fait le Conservatoire. C’est quelque chose qui nous rapproche. J’admire son travail depuis longtemps. »

Comment avez-vous préparé cet album ?

« On s’est vus tous les deux avant d’entrer en studio, on a longuement discuté de ce dont j’avais envie de parler sur l’album, les thèmes que j’avais envie d’évoquer. Et de toutes ces chansons que j’aurais voulu écrire sans jamais y arriver… Il m’a aidée à oser, à ne pas avoir peur. J’étais prête à lui faire confiance, à lui laisser toutes les clés. Et le disque s’est fait sans heurt, dans une fluidité et une tranquillité d’esprit absolue. Ce n’est pas toujours le cas… »

C’est un disque très personnel, écrit par un tiers…

« Oui, c’est un paradoxe intéressant. Benjamin m’a vraiment cernée. C’est quelqu’un qui a une lecture de l’autre, et notamment des femmes, qui est très pertinente. Il n’y a jamais eu de côté Pygmalion et sa muse, Benjamin a réussi à me faire donner le meilleur de moi-même. »

Musicalement, vous lui avez aussi donné des indications, des thèmes ?

« Non, j’avais juste envie d’un album équilibré, avec des chansons dansantes et d’autres plus intimes. Je voulais retrouver les marqueurs de la musique de Benjamin, depuis les rythmes dance-floors jusqu’aux parties de cordes très lyriques. C’est vraiment un talent rare et c’est ce que je voulais retrouver. Sans oublier de glisser mon ADN musical dans tout ça. Je ne pense pas que les gens qui me suivent vont être déroutés par cet album. On a trouvé un équilibre. »

C’est difficile d’accorder ses désirs à ceux du public ?

« Bien sûr, c’est une question d’alignement entre ce que les gens attendent de moi et de ce que je leur présente. L’album Le Cheshire Cat et moi  était très important pour moi, mais il n’a pas trouvé son public, même les médias ne l’ont pas très bien accueilli. Ce n’était pas l’album que l’on attendait de moi à ce moment-là. »

C’est un disque réalisé en petit comité…

« Oui, on était quatre en studio. Benjamin, Pierre Jaconelli, qui a coréalisé le disque, et Marc Porthereau, l’ingénieur du son. C’est l’avantage d’avoir un Benjamin sous la main, c’est vraiment l’homme-orchestre, il a joué de tellement d’instruments… »

 

On a parlé de vous comme coach à The Voice ?

« Je me sentirais légitime, mais non, ce n’est pas à l’ordre du jour. J’ai plus envie de tourner, de faire du cinéma, que de juger le travail des autres. J’ai été dans cette situation, je sais combien c’est difficile. »

Jouer la comédie, c’est une nouvelle carrière ?

« Je ressens des sensations que j’ai déjà éprouvées dans mon métier, ce n’est pas si éloigné. Et j’adore ça, le tournage de Capitaine Marleau a été un pur bonheur. Josée Dayan et Caroline Masiero ont été d’une bienveillance et d’une générosité absolues. C’était génial, même si la télé est un média très rapide. Benjamin, qui a fait pas mal de tournages, m’avait prévenu : si on commence, on a envie de recommencer ! »

Nolwenn Leroy, Cavale, disques Polydor/Universal. Sortie le 12 novembre. Au Groupama Stadium avec d’autres artistes le 24 novembre (Scoop Live).

Propos recueillis par T.M.

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