Métropole de Lyon Une nouvelle ère d’opéra s’ouvre à Lyon en septembre

Richard Brunel, nouveau directeur général et artistique de l’Opéra de Lyon. Photo Progrès /Jean-Louis FERNANDEZ
Richard Brunel, nouveau directeur général et artistique de l’Opéra de Lyon. Photo Progrès /Jean-Louis FERNANDEZ

Richard Brunel, nouveau directeur général et artistique de l’Opéra de Lyon vient de présenter la saison 2021/2022. Avec pour objectif « d’ouvrir l‘art et la culture au plus grand nombre et de partager les grandes œuvres d’hier et d’aujourd’hui »

Septembre ouvrira une saison de transition pour l’opéra de Lyon. Le majestueux théâtre lyonnais souhaite faire vivre certains des spectacles interrompus, ou jamais représentés à cause de la crise sanitaire. Retrouver le temps perdu, et découvrir enfin les spectacles qui furent fauchés dans leur envol par le confinement du printemps 2020 : Hänsel, Gretel… d’après Humperdinck, Shirine, le deuxième opéra de Thierry Escaich, sur un livret de Atiq Rahimi, Irrelohe de Schreker et Rigoletto de Verdi qui, avec Nuit funèbre (Trauernacht) inspiré de Johann Sebastian Bach, formeront la trame du festival 2022, composé selon le thème du secret.

 La salle lyonnaise présentera le deuxième opéra de Thierry Escaich, Shirine.   Photo Progrès /Sébastien EROME
La salle lyonnaise présentera le deuxième opéra de Thierry Escaich, Shirine.   Photo Progrès /Sébastien EROME

Découvrir des œuvres et des formes plus rares, c’est aussi ce que propose cette saison : explorer les dialogues de la musique et du texte, de l’opéra et du théâtre, le dialogue des cultures du monde.

Avec María de Buenos Aires, opéra-tango d’Astor Piazzolla, Yaron Lifschitz, inspiré par le cirque contemporain, raconte la fabuleuse histoire d’une ouvrière argentine. Valentina Peleggi est au pupitre. Avec Peer Gynt, le texte d’Ibsen, la musique de scène de Grieg, mis en scène par Angélique Clairand et dirigé par Elena Schwarz : une odyssée de chambre qui prend les dimensions du vaste monde qu’explore Peer, ce menteur pitoyable et magnifique.

Rire avec Verdi

Pitoyable et magnifique, Falstaff l’est aussi, un des plus beaux et des plus riches personnages du théâtre d’opéra. Falstaff, est le dernier chef-d’œuvre composé par le jeune Verdi — il avait près de 80 ans. Falstaff est une farce, qui parfois serre le cœur, comme toutes les bonnes comédies. Barrie Kosky met en scène ces personnages, avec la profonde sensibilité et l’humour qui sont les siens, faisant d’eux nos contemporains.

 María de Buenos Aires, opéra-tango d’Astor Piazzolla, sera également à l’affiche.   Photo Progrès /Jean Luc TORREQUADRA
María de Buenos Aires, opéra-tango d’Astor Piazzolla, sera également à l’affiche.   Photo Progrès /Jean Luc TORREQUADRA

« L’Opéra de Lyon est aujourd’hui une scène lyrique importante dans le paysage international, c’est aussi un laboratoire, de recherche, de formation, et d’ouverture à tous, particulièrement à ceux qui n’en ont jamais franchi les portes, parce qu’ils n’osent pas, parce qu’ils ne connaissent pas encore, parce qu’ils pensent que, l’opéra, ce n’est pas pour eux. Nous espérons tous les accueillir en cette saison pas comme les autres, en cette saison du retour », conclut Richard Brunel.

https://www.opera-lyon.com/

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