Lyon | Initiative Erwan Kervarec, un Lyonnais à la pointe de la mode éthique

Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve…  Photo Progrès /DR
Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve…  Photo Progrès /DR
Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve…  Photo Progrès /DR
Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve… Photo Progrès /DR
Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve…  Photo Progrès /DR
Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve… Photo Progrès /DR
Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve…  Photo Progrès /DR
Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve… Photo Progrès /DR
Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve…  Photo Progrès /DR Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve…  Photo Progrès /DR Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve…  Photo Progrès /DR Avec ce premier modèle de sweat-shirt, décliné en plusieurs imprimés, le Lyonnais Erwan Kervarec réalise son rêve…  Photo Progrès /DR

Fabriquer des sweat-shirts pop et colorés, à base de bouteille en plastique 100 % recyclable et recyclés : telle est l’idée éthique défendue par le Lyonnais Erwan Kervarec. Une initiative dans l’air du temps...

Créer un sweat 100 % français et recyclé aux couleurs pop et flashy… Une idée étonnante qui a germé en 2017 dans la tête d’un jeune lyonnais emprunt d’écologie. Et qui voit enfin le jour aujourd’hui grâce à un financement participatif qui contribue aux préventes.

Autodidacte complet

Tout a débuté par des dessins en 2016… Erwan Kervarec a tout juste 16 ans. Il prépare son bac pro en Système Électronique et Numérique au lycée Édouard-Branly, dans le 5e arrondissement. Pour se détendre, il crayonne des modèles, avec des vêtements. Autodidacte complet, il s’amuse, partage ses tenues… sans savoir de quoi sera fait son avenir.

Alors qu’il débute un BTS de management, il ne pense déjà qu’à son projet. « Je cherchais ma vision de la mode, sans rien y connaître. Logo, chaussures… » se rappelle-t-il. Au bout d’un an, il retourne voir une vieille amie avec comme but de faire un sweat, sans aucune notion de couture. « Je n’avais pour moi que ma motivation. Mon premier prototype voit le jour en été 2017. Du coup, je laisse tomber les études pour créer ma marque. Mais il me faut de l’argent, alors je décide de travailler 18 mois dans un fast-food ».

Sensibilisé à l’importance du produit

En mars 2019, il se lance enfin… et repart à zéro. Il veut un produit unique, non genré, qui lui ressemble et qui fasse rêver : UYD (NDLR : Unique be Yourselt and Dream) voit le jour, à partir de ses dessins. « Sauf que j’arrive dans un milieu avec un projet qui n’est pas finalisé. J’ai donc acheté une machine à coudre et j’ai commencé par l’essentiel : apprendre à coudre. Je n’avais pas encore réfléchi sur le point crucial de la matière : je savais que je voulais du français, du coton bio ou du recyclé. Mes parents élevaient des alpagas… j’étais sensibilisé à l’importance du produit ».

Pigments sans eau, naturel et biodégradable

Les tests d’impression des couleurs affineront encore un peu plus son ébauche : finalement, il partira sur du tissu 100 % en bouteilles recyclés, comme les sneakers COG, également crées par un Lyonnais. Les impressions des motifs seront faites avec des pigments sans eau, naturels et biodégradables. « Le rendu des couleurs est du coup incroyable. Je propose un produit français vraiment unique dans le street-wear : c’est la première fois que techniquement, on peut proposer 65000 couleurs sur du tissu 100 % recyclé ! Pareil pour mes cordons… ou mes étiquettes faites à partir de chutes».

 Les modèles sont prêts !   Photo Progrès /DR
Les modèles sont prêts !   Photo Progrès /DR
 Deux motifs sont déjà dévoilés… pour des sweats non genrés   Photo Progrès /DR
Deux motifs sont déjà dévoilés… pour des sweats non genrés   Photo Progrès /DR
 Les étiquettes sont créées à partir de chutes   Photo Progrès /DR
Les étiquettes sont créées à partir de chutes   Photo Progrès /DR
 Les modèles sont prêts !   Photo Progrès /DR  Deux motifs sont déjà dévoilés… pour des sweats non genrés   Photo Progrès /DR  Les étiquettes sont créées à partir de chutes   Photo Progrès /DR

Désormais installé en Bretagne où il a suivi ses parents, il a pu monter son atelier, les loyers étant moins élevés. Et pour lancer sa production, il a fait le choix du financement participatif. « J’ai sorti un modèle… et à chaque palier dépassé grâce aux précommandes, je dévoile un nouveau modèle » explique-t-il ravi… par le succès.

Car si ses sweats sont chers -189 €- le concept du vêtement 100 % recyclable plaît. « On est déjà à 135 %, le nouveau concept a pris et je travaille déjà sur la prochaine collection » conclut le couturier éthique tout juste âgé de… 20 ans !

UYD - Site internet : https://bit.ly/sweatshirtUYD

David TAPISSIER

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