Tourisme Le Vieux-Lyon, ce n’est pas que Saint-Jean

Photo Progrès /Maxime JEGAT Photos Progrès/Maxime JEGAT
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Des premières maisons lyonnaises à Saint-Georges jusqu’aux merveilles architecturales de Saint-Paul, on visite les lieux emblématiques du Moyen Âge et de la Renaissance de Lyon. Un périple entièrement piéton qui remonte le cours de la Saône.

Les Romains s’étaient installés à Fourvière, sur la colline. À l’époque médiévale, on est descendu près de la Saône et l’âge d’or du Vieux Lyon s’est ainsi écoulé près de la rivière. Aujourd’hui, on confond parfois Vieux-Lyon et Saint-Jean, son centre emblématique et touristique. C’est dommage : une balade le long de la Saône, de Saint-Georges à Saint-Paul, raconte bien le Moyen Âge et la Renaissance de Lyon. Et si l’on est courageux, on peut même franchir Vaise et aller jusqu’à l’île Barbe.

Commençons par le début : c’est à Saint-Georges, impasse Turquet, près de la montée du Gourguillon que l’on trouve les deux plus vieilles maisons de Lyon. Leur particularité : des galeries/balcons en bois sur l’extérieur. Le nom de l’impasse évoque un marchand lyonnais, d’origine piémontaise, Etienne Turquet (Turchetti). L’un des nombreux marchands et banquiers florentins qui vont façonner le vieux Lyon avec des cours, loggias et façades inspirées de la Renaissance italienne. Ces banquiers s’installent dans les rues Juiverie, Lainerie ou la place du Change.

Raccourci pratique

L’autre spécificité lyonnaise à découvrir, c’est bien sûr la traboule. À Lyon, on « traboule » d’une rue à l’autre, passant par les allées d’immeuble. Un raccourci pratique, qui s’explique par les constructions successives des immeubles : d’abord en façade, puis en arrière-cour. Au fil du temps, de vrais parcours ont permis de longs périples à l’abri du soleil, et des regards. Avant l’invention du digicode…

Aujourd’hui, Saint-Jean est l’épicentre du tourisme lyonnais, grâce à la cathédrale du même nom et à ses commerces alignés le long de la rue… du même nom. Mais il faut aussi découvrir le charme de la rue Tramassac, ou celle des Trois Maries, qui font des alternatives heureuses. Il faut aussi visiter Saint-Georges, et son calme séculaire. « C’est Saint-Jean sans les touristes », nous explique un habitant. On peut aussi filer jusqu’à Saint-Paul, en passant par la rue Juiverie. Il faut alors s’arrêter au numéro 8, entrer dans la cour, et admirer l’hôtel Bullioud, œuvre de l’architecte lyonnais Philibert Delorme, en 1536. Une merveille inspirée de l’Antiquité romaine qui a valu au maître le titre et la fonction d’architecte du roi Henri II.

Plus loin, rue Lainerie, il faut admirer la maison Claude Debourg, un chef-d’œuvre construit au milieu du XVe  siècle et remanié en 1516 dans le style gothique flamboyant.

T.M.

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