Tourisme La montée de la Sarra, à perte de vue

Photo Progrès/Aline DURET
Photo Progrès/Aline DURET

Divisé en deux parties, cet escalier dont on ne distingue même pas le point d’arrivée tant il est long et raide, s’élance tout le long de la montée de la Sarra. Point de départ, le quai Pierre-Scize à l’endroit ou presque la Saône s’arrondit et nous offre sa plus belle boucle. Prêt à gravir les 518 marches ?

Le départ est raide. Mais tout ici invite à la flânerie. À peine a-t-on escaladé les premiers dénivelés que le regard s’échappe vers les contreforts de l’autre colline, celle qui travaille où se dressent le fort Saint-Jean et le dôme des Chartreux.

Vous appréciez la nature, les anecdotes, les espaces verts, les forts militaires, les cimetières, les belles vues et même les rapaces ? Cette balade est pour vous.

 

L’escalier construit au XIXe siècle

Première halte pour la vue. Imprenable bien sûr. Et pour une petite histoire qui nous emmène sous l’Ancien régime. Vous êtes sur une voie qui servait de chemin de ronde aux fortifications et au château de Pierre-Scize, ouvrage édifié sur un rocher aux XIIe et XIIIe siècle qui par la suite servira de prison.

Il faudra attendre la destruction de cet ouvrage en 1793 pour voir se dessiner le chemin tel qu’il se présente aujourd’hui. Ou à peu près. C’est un peu plus tard (au XIXe siècle) que l’on construit patiemment un escalier, « en tirant tout droit » à travers la colline de Fourvière.

 

 L’attaque située quai Pierre-Scize peut paraître facile…   Photo Progrès /Aline DURET
L’attaque située quai Pierre-Scize peut paraître facile…   Photo Progrès /Aline DURET
 268 marches à gravir, et 121 mètres de dénivelé positif tout de même…   Photo Progrès /Aline DURET
268 marches à gravir, et 121 mètres de dénivelé positif tout de même…   Photo Progrès /Aline DURET
 Les habitants de la montée vous diront que les promeneurs préfèrent nettement l’utiliser pour… la descente.   Photo Progrès /Aline DURET
Les habitants de la montée vous diront que les promeneurs préfèrent nettement l’utiliser pour… la descente.   Photo Progrès /Aline DURET
 Au passage on jette un œil sur cette console de repos ou "portefaix". Cet ouvrage servait au début du XXe siècle "à déposer de lourds fardeaux pour souffler un peu".   Photo Progrès /Aline DURET
Au passage on jette un œil sur cette console de repos ou "portefaix". Cet ouvrage servait au début du XXe siècle "à déposer de lourds fardeaux pour souffler un peu".   Photo Progrès /Aline DURET
 Point de vue sur la Saône, au départ de la montée de la Sarra.   Photo Progrès /Aline DURET
Point de vue sur la Saône, au départ de la montée de la Sarra.   Photo Progrès /Aline DURET
 À cinq minutes du centre-ville, ce lieu très ombragé est un refuge pour prendre le frais.   Photo Progrès /Aline DURET
À cinq minutes du centre-ville, ce lieu très ombragé est un refuge pour prendre le frais.   Photo Progrès /Aline DURET
 Vue sur l’autre fort, celui de la Croix-Rousse.   Photo Progrès /Aline DURET
Vue sur l’autre fort, celui de la Croix-Rousse.   Photo Progrès /Aline DURET
 Dès la première grimpette, la vue sur la Saône et la Croix-Rousse est très belle.   Photo Progrès /Aline DURET
Dès la première grimpette, la vue sur la Saône et la Croix-Rousse est très belle.   Photo Progrès /Aline DURET
 Vous avez repris votre souffle à l’arrivée chemin de Montauban ? C’est reparti pour un tour, direction Loyasse et Fourvière.   Photo Progrès /Aline DURET
Vous avez repris votre souffle à l’arrivée chemin de Montauban ? C’est reparti pour un tour, direction Loyasse et Fourvière.   Photo Progrès /Aline DURET
 Ici la végétation devient plus dense, colonisée sans doute par les insectes et les lézards.   Photo Progrès /Aline DURET
Ici la végétation devient plus dense, colonisée sans doute par les insectes et les lézards.   Photo Progrès /Aline DURET
 C’est la balade idéale où se mêlent de multiples centres d’intérêt, que vous soyez marcheur ou sportif.   Photo Progrès /Aline DURET
C’est la balade idéale où se mêlent de multiples centres d’intérêt, que vous soyez marcheur ou sportif.   Photo Progrès /Aline DURET
 Gravir les 518 marches permet d’avoir des angles de vues exceptionnels que l’on distingue au-delà de la végétation.   Photo Progrès /Aline DURET
Gravir les 518 marches permet d’avoir des angles de vues exceptionnels que l’on distingue au-delà de la végétation.   Photo Progrès /Aline DURET
 La montée est rude.   Photo Progrès /Aline DURET
La montée est rude.   Photo Progrès /Aline DURET
 Au-dessus du chemin de Montauban, la montée et ses 250 marches devient "super-infernale".   Photo Progrès /Aline DURET
Au-dessus du chemin de Montauban, la montée et ses 250 marches devient "super-infernale".   Photo Progrès /Aline DURET
 Montée de la Sarra, au-dessus du chemin de Mautauban, la montée "super-infernale" et ses 250 marches.   Photo Progrès /Aline DURET
Montée de la Sarra, au-dessus du chemin de Mautauban, la montée "super-infernale" et ses 250 marches.   Photo Progrès /Aline DURET
 En haut de la montée de la Sarra, arrivée sur Loyasse. À l’intersection de la rue Gerlier et de la montée de l’Observance, le jardin Pierre-Thévenin.   Photo Progrès /Aline DURET
En haut de la montée de la Sarra, arrivée sur Loyasse. À l’intersection de la rue Gerlier et de la montée de l’Observance, le jardin Pierre-Thévenin.   Photo Progrès /Aline DURET
 En haut de la montée de la Sarra, arrivée sur Loyasse. Derrière le mur percé de meurtrières, le cimetière créé en 1807.   Photo Progrès /Aline DURET
En haut de la montée de la Sarra, arrivée sur Loyasse. Derrière le mur percé de meurtrières, le cimetière créé en 1807.   Photo Progrès /Aline DURET
 À l’arrivée, vue imprenable sur la Basilique et la tour Métallique.   Photo Progrès /Aline DURET
À l’arrivée, vue imprenable sur la Basilique et la tour Métallique.   Photo Progrès /Aline DURET
 À l’arrivée, direction le parc des Hauteurs et la passerelle des Quatre-Vents qui vous conduit à Fourvière.   Photo Progrès /Aline DURET
À l’arrivée, direction le parc des Hauteurs et la passerelle des Quatre-Vents qui vous conduit à Fourvière.   Photo Progrès /Aline DURET
 À l’arrivée, direction le parc des Hauteurs et la passerelle des Quatre-Vents. Tout au bout, Fourvière.   Photo Progrès /Aline DURET
À l’arrivée, direction le parc des Hauteurs et la passerelle des Quatre-Vents. Tout au bout, Fourvière.   Photo Progrès /Aline DURET
 L’attaque située quai Pierre-Scize peut paraître facile…   Photo Progrès /Aline DURET  268 marches à gravir, et 121 mètres de dénivelé positif tout de même…   Photo Progrès /Aline DURET  Les habitants de la montée vous diront que les promeneurs préfèrent nettement l’utiliser pour… la descente.   Photo Progrès /Aline DURET  Au passage on jette un œil sur cette console de repos ou "portefaix". Cet ouvrage servait au début du XXe siècle "à déposer de lourds fardeaux pour souffler un peu".   Photo Progrès /Aline DURET  Point de vue sur la Saône, au départ de la montée de la Sarra.   Photo Progrès /Aline DURET  À cinq minutes du centre-ville, ce lieu très ombragé est un refuge pour prendre le frais.   Photo Progrès /Aline DURET  Vue sur l’autre fort, celui de la Croix-Rousse.   Photo Progrès /Aline DURET  Dès la première grimpette, la vue sur la Saône et la Croix-Rousse est très belle.   Photo Progrès /Aline DURET  Vous avez repris votre souffle à l’arrivée chemin de Montauban ? C’est reparti pour un tour, direction Loyasse et Fourvière.   Photo Progrès /Aline DURET  Ici la végétation devient plus dense, colonisée sans doute par les insectes et les lézards.   Photo Progrès /Aline DURET  C’est la balade idéale où se mêlent de multiples centres d’intérêt, que vous soyez marcheur ou sportif.   Photo Progrès /Aline DURET  Gravir les 518 marches permet d’avoir des angles de vues exceptionnels que l’on distingue au-delà de la végétation.   Photo Progrès /Aline DURET  La montée est rude.   Photo Progrès /Aline DURET  Au-dessus du chemin de Montauban, la montée et ses 250 marches devient "super-infernale".   Photo Progrès /Aline DURET  Montée de la Sarra, au-dessus du chemin de Mautauban, la montée "super-infernale" et ses 250 marches.   Photo Progrès /Aline DURET  En haut de la montée de la Sarra, arrivée sur Loyasse. À l’intersection de la rue Gerlier et de la montée de l’Observance, le jardin Pierre-Thévenin.   Photo Progrès /Aline DURET  En haut de la montée de la Sarra, arrivée sur Loyasse. Derrière le mur percé de meurtrières, le cimetière créé en 1807.   Photo Progrès /Aline DURET  À l’arrivée, vue imprenable sur la Basilique et la tour Métallique.   Photo Progrès /Aline DURET  À l’arrivée, direction le parc des Hauteurs et la passerelle des Quatre-Vents qui vous conduit à Fourvière.   Photo Progrès /Aline DURET  À l’arrivée, direction le parc des Hauteurs et la passerelle des Quatre-Vents. Tout au bout, Fourvière.   Photo Progrès /Aline DURET

Altitude, 280 mètres

Tandis que les sportifs amateurs de « Sural Killer » (littéralement les tueurs de mollets), en sont à leur second aller-retour, 121 mètres de dénivelé positif tout de même, histoire de se refaire le mollet ou le fessier, les flâneurs peuvent reprendre leur souffle. En haut des 268 premières marches, se trouve le chemin de Montauban. Parfait pour une halte. Avant de repartir pour un tour et s’élancer dans la seconde partie de la montée.

 

 Spot des sportifs, la montée de la Sarra est régulièrement empruntée lors de trails urbaisn comme ici, pour le Lyon urban trail (LUT) by nigt. Photo Progrès /Maxime JEGAT
Spot des sportifs, la montée de la Sarra est régulièrement empruntée lors de trails urbaisn comme ici, pour le Lyon urban trail (LUT) by nigt. Photo Progrès /Maxime JEGAT

 

Arrêt au cimetière de Loyasse

Là, le parcours aux 250 marches se faufile entre de hauts murs et une végétation plus dense, colonisée par les insectes et les lézards. Ça grouille de partout sur ce trajet qui vous conduit à un fortin de l’enceinte fortifiée de Lyon. On retrouve l’espace d’un instant, les voitures qui se croisent entre la rue du cardinal-Gerlier et la montée de l’Observance.

À gauche, un jardin public fait face au cimetière de Loyasse créé en 1807. Arrêt (presque) obligatoire pour découvrir le « pendant lyonnais du Père Lachaise parisien ». Terre d’accueil « des noms qui ont marqué l’histoire de la ville », il est devenu refuge LPO (Ligue de protection des Oiseaux). Avant de rejoindre l’entrée du parc des Hauteurs, vous passerez devant l’ancienne piste de ski de la Sarra, aujourd’hui reconvertie en espace de loisirs. Altitude 280 mètres.

Vous êtes arrivés à Fourvière. Enfin presque. Il vous reste à emprunter la passerelle des Quatre-Vents, construite en lieu et place d’un viaduc utilisé autrefois par un tramway souffreteux pour arriver à destination.

 

Aline DURET

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