Croix-Rousse Pop Korner : découvrez le cinéma… dans les assiettes

Yoann Chastaing et Alexandre Lugiez, installés dans la salle de projection. Photo Progrès / David TAPISSIER
Yoann Chastaing et Alexandre Lugiez, installés dans la salle de projection. Photo Progrès / David TAPISSIER
Photo Progrès / David TAPISSIER
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Yoann Chastaing et Alexandre Lugiez, installés dans la salle de projection. Photo Progrès / David TAPISSIER Photo Progrès / David TAPISSIER Photo Progrès / David TAPISSIER

Depuis un an, deux Lyonnais propose un concept original au cœur des pentes : des soirées cinéma où l’on mange en rapport avec un film, que l’on peut découvrir dans un second temps.

De vieux canapés multicolores hyper confortables, des coussins avec des visages connus du cinéma, une machine à pop-corn… et bien évidemment un écran.

Bienvenue dans la salle de projection de Pop Korner, le bar-restaurant dédié au cinéma. Une idée lumineuse de deux Lyonnais, fans de ciné mais également de gastronomie.

« En 2014, j’étais en école d’ingénieur à Grenoble et en me promenant dans la rue, je me suis dit que ce sera génial de manger ce que l’on voit dans les films. J’ai un peu regardé sur internet et j’ai trouvé plusieurs chaînes Youtube qui proposaient des recettes de plats que l’on voyait dans les films… mais pas de lieu », se rappelle Yoann Chastaing.

L’ingénieur en génie civil met de l’argent de côté et commence à se projeter avec son idée. Impossible pourtant de se lancer seul. En 2017, il en parle à son ami Alexandre Lugiez, ingénieur en mécanique mais surtout fin gastronomique et cuisinier à ses heures perdues.

En juin 2018, tous deux optent pour Lyon, ville de cinéma par excellence, et trouvent un local au cœur des pentes de la Croix-Rousse.

« On est tous les deux des créatifs, si c’est pour proposer des bavettes-frites, ça n’avait aucun sens. La carte est simple mais on cherche à se réinventer tout le temps ».

La blanquette d'OSS 117 pour l’ouverture

Dès l’ouverture, le lieu attire les cinéphiles. Premier film le mardi soir, OSS 117 et sa fameuse blanquette de veau. « On mange le plat en bas, tous ensemble et vers 21 heures, tout le monde monte à l’étage dans la salle de projection et on lance le film », explique Alexandre.

Le concept plaît et dès le mois suivant, les séances sont complètes. « On avait des listes d’attente plus importante que notre capacité… alors on a doublé la soirée, le mercredi soir », poursuit-il.

Une grosse trentaine de places deux fois par semaine et un public qui se régale avec une cuisine faite maison, simple, inventive avec des produits en circuit court.

Marrons, patates et tartes… pour Fight Club !

Il faut dire que le duo ne manque pas d’imagination et d’humour : L’Aile ou la cuisse pour la semaine du goût, un menu tout en vert et le film The Mask pour la Saint-Patrick, Harry Potter pour la rentrée des classes… « On a progressivement commencé à introduire des jeux de mots dans les repas. Pour Fight Club, marrons, tartes et patates ont agrémenté le repas, sans oublier le gâteau au glaçage rose pour rappeler le savon » poursuit-il.

Description facultativ

Une fois par mois, ils proposent également un pays, sa cuisine et un film emblématique. Persépolis et l’Iran ont été un vrai succès.

Blind test, quizz… et bonne humeur

Les deux Lyonnais comprennent vite que le public aime les animations. Aussi proposent-ils des blind-tests et quizz le jeudi… qui eux aussi sont souvent complets.

« Les gens adorent s’amuser, et nous travaillons énormément nos quizz : vidéo, cinéma, musique, à la volée ou par écrit. Deux heures de bonne humeur où la meilleure équipe, mais également l’avant-dernière sont récompensées », rajoute Yoann.

Cocktail, repas : le maximum de clins d'oeil pour le cinéma à Pop Korner. Photo Progrès / David TAPISSIER
Cocktail, repas : le maximum de clins d'oeil pour le cinéma à Pop Korner. Photo Progrès / David TAPISSIER

Ajoutez un brunch un dimanche par mois avec deux diffusions d’un film pour les couche-tôt et les lève-tard, un bar classique le week-end… et vous obtiendrez un lieu hybride et original qu’ils pensent même agrandir avec une partie vente-d’objets liés au cinéma.

« Aujourd’hui, la complexité est de fonctionner le week-end. Nous cherchons des idées pour nous faire connaître. Peut-être des soirées plus culturelles ? Des animations autour du ciné comme un tournage récemment pour un court-métrage ? Avec un an de recul, on arrive à optimiser un peu plus notre temps, nous qui n’étions pas du métier. Mais ce n’est jamais très simple car le concept n’existant pas, on teste en permanence », conclut Yoann.

> Pop Korner, 2, rue Camille-Jordan, Lyon 1er.

David TAPISSIER

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