Lyon 7e Henry Chabert désormais intimement lié au parc de Gerland

Situé le long du Rhône, sur un ancien site industriel, ce parc contemporain est dédié aux activités sportives et de loisirs. Photo Progrès /Maxime JEGAT
Situé le long du Rhône, sur un ancien site industriel, ce parc contemporain est dédié aux activités sportives et de loisirs. Photo Progrès /Maxime JEGAT
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Situé le long du Rhône, sur un ancien site industriel, ce parc contemporain est dédié aux activités sportives et de loisirs. Photo Progrès /Maxime JEGAT Photo Progrès /Maxime JEGAT Photo Progrès /Maxime JEGAT Photo Progrès /Maxime JEGAT Photo Progrès /Maxime JEGAT Photo Progrès /Maxime JEGAT

L'ancien élu, décédé en 2017, est à l'origine de quelques-unes des grandes réalisations urbanistiques de ces trente dernières années à Lyon. Parmi elles, la Cité internationale mais aussi le parc de Gerland auquel le conseil municipal a décidé de coller son nom. Désormais on parlera du parc de Gerland-Henry-Chabert.

L’hommage est vibrant, rendu en présence de l’épouse de l'ancien élu et des membres de sa famille, présents dans l’assistance du conseil municipal.

Tous semblaient attendre ce moment, celui où le nom de Henry Chabert viendrait officiellement rejoindre celui du parc de Gerland.

« Lorsqu’elle m’a demandé de donner le nom de son mari au parc de Gerland, j’ai tout de suite accepté, raconte Gérard Collomb. Nous avons été adversaire et commencé dans le même arrondissement, le 9e, lui élu sur la liste de Michel Noir. Mais on peut être adversaire et avoir une estime réciproque. Car Henry Chabert avait une vraie vision de la ville. »

Décédé en 2017 , celui qui durant vingt ans fut adjoint à l’Urbanisme de Michel Noir (1989-1995) et Raymond Barre (1995-2001) et vice-président de la communauté urbaine de Lyon en charge du développement urbain (ainsi que député RPR), a laissé une trace profonde dans l’aménagement de la ville tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Il a lancé de nombreux projets, a été à l’origine de la Cité internationale, du réaménagement de la Presqu’île, de la rénovation de la place des Terreaux, de la place de la Bourse, des Célestins, de Lyon Confluence et de la Montée de la Grande Côte.

Il a porté également le projet du parc de Gerland. Et l’affaire n’était pas facile.

Le 19 décembre, le conseil municipal de Lyon a décidé de baptiser le parc du nom d’Henry Chabert. Photo Progrès / Maxime JEGAT
Le 19 décembre, le conseil municipal de Lyon a décidé de baptiser le parc du nom d’Henry Chabert. Photo Progrès / Maxime JEGAT

« C’était un précurseur »

Qui se souvient du parc avant le parc ? Qui se souvient de cette zone industrielle avant la fin des années 1990, entrecoupée d’entrepôts ? « Il a fallu se battre pour que le parc de Gerland ne soit pas construit, se souvient Michel Havard. Puis il y avait eu la bataille autour de la dépollution des sols. » Il ajoute : « C’était un précurseur. Pour lui, la place de la nature en ville était déjà une préoccupation alors qu’à l’époque on n’en parlait pas vraiment. »

Avec Michel Corajoud, architecte-paysagiste, Henry Chabert a conçu ce parc sur 80 hectares. Le site s’articule autour d’une grande prairie longée par le Rhône et par la Mégaphorbiaie plantée de 300 espèces de végétaux (graminées, plantes vivaces, plantes potagères et médicinales…)

Témoignage du passé, un des deux pavillons du site industriel, conservés et réhabilités, a pris le nom de « maison des fleurs ».

Photo d'archives Progrès /Damien LEPETITGALAND
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Photo d'archives Progrès
Photo d'archives Progrès
Photo d'archives Progrès /Joel PHILIPPON
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Photo d'archives Progrès /Joel PHILIPPON
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Photo Le Progres /Frédéric CHAMBERT
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Un site populaire

« Pour lui, c’était important que ce parc ait une vocation populaire. Attacher le nom de Henry Chabert au parc de Gerland est une belle manière de lui rendre hommage », souligne encore Michel Havard.

Inauguré en 2000, ce lieu aujourd’hui prisé pour les loisirs et la détente par les familles et les sportifs fait partie du paysage lyonnais. C’est lui qui a donné l’impulsion à la réhabilitation des berges du Rhône.

« On a juste prolongé ce qui avait été fait au parc », affirme Gérard Collomb.

Pas d'unanimité au conseil municipal

Cette nouvelle dénomination du parc de Gerland n’a pas fait l'unanimité au conseil municipal de Lyon.

Le groupe Lyon gauches solidaires, emmené par Thérèse Rabatel, a en effet voté contre.

« Désolée » de devoir intervenir comme cela, la présidente du groupe a justifié son vote en raison des « condamnations judiciaires » d’Henry Chabert.

Cette partie de l’histoire n’avait été mentionnée ni par Gérard Collomb ni par Michel Havard.

Mis en examen en 2000 pour recel d’abus de biens sociaux à l’époque où l’élu était adjoint à l’Urbanisme de Lyon, Henry Chabert avait en effet été suspendu de ses fonctions par Raymond Barre.

Condamné en appel en 2002

Condamné, il avait été contraint de retirer sa candidature à l’élection municipale de Lyon en 2001. Il avait de nouveau été condamné en appel en 2002.

Après s’être tenu éloigné de la politique jusqu’en 2007, il s’était présenté aux élections législatives à Villeurbanne mais n’avait pas été élu.

En 2008, il avait été candidat aux municipales face à Jean-Paul Bret mais avait été battu.

T. V.

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