Rhône Cinq raisons d’aller voir le dernier spectacle du Cirque Arlette Gruss

C’est la troisième année que le Cirque Arlette Gruss plante son chapiteau au pied du Groupama Stadium. Tout autour, c’est un petit village éphémère qui a pris vie. Près de 130 personnes de 14 nationalités l’habiteront jusqu’au 13 octobre.  Photo  DR
C’est la troisième année que le Cirque Arlette Gruss plante son chapiteau au pied du Groupama Stadium. Tout autour, c’est un petit village éphémère qui a pris vie. Près de 130 personnes de 14 nationalités l’habiteront jusqu’au 13 octobre. Photo DR
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C’est la troisième année que le Cirque Arlette Gruss plante son chapiteau au pied du Groupama Stadium. Tout autour, c’est un petit village éphémère qui a pris vie. Près de 130 personnes de 14 nationalités l’habiteront jusqu’au 13 octobre.  Photo  DR Photo  DR Photo  DR Photo  DR

Du 9 au 13 octobre, Gilbert Gruss et toute son équipe sont de retour au pied du stade de l’OL, au Groupama Stadium, pour présenter « Bêtes de cirque ». Un titre un brin 'provocateur' pour un show qui s’annonce spectaculaire. Comme à chaque fois (on adore !). Voilà pourquoi nous vous conseillons vivement d’y assister.

1- C’est une histoire de famille

C’était en 1985. Le cirque français traverse une crise profonde qui pousse pas mal de figures emblématiques à mettre la clé sous la porte. Issue d’une longue lignée de Circassiens, Arlette Gruss, elle, ne se démonte pas.

Mieux, elle crée le cirque éponyme, avec pour credo « Avec nous faites la différence ». Fini la mine des mauvais jours, on redonne au cirque son aura glamour, on met le paquet sur l’accueil du public en réagençant le chapiteau, on réduit le nombre de villes de représentations et on repense entièrement les performances. Et ça marche !

 Si Gilbert Gruss a dû se résoudre à quitter la piste, toute sa petite famille continue de s’y produire. Son fils aîné, Kevin, est un spécialiste des airs.   Photo DR
Si Gilbert Gruss a dû se résoudre à quitter la piste, toute sa petite famille continue de s’y produire. Son fils aîné, Kevin, est un spécialiste des airs.   Photo DR

À sa disparition, en 2006, c’est son fils, Gilbert Gruss qui en reprend la direction. S’il a dû se résoudre à quitter la piste, toute sa petite famille continue de s’y produire. Son fils aîné, Kevin, est passé maître dans les numéros aériens percutants.

 Sa femme, Luisa, et sa fille aînée, Laura Maria sont en charge de la cavalerie du cirque.   Photo DR
Sa femme, Luisa, et sa fille aînée, Laura Maria sont en charge de la cavalerie du cirque.   Photo DR

Luisa et Laura Maria (sa femme et sa fille aînée) sont à la chambrière, en charge de la cavalerie. Depuis l’an dernier, même ses deux petits derniers, Eros et Alexis (c’est une fille !) sont aussi du spectacle.

 Et, depuis 2018, ses deux petits derniers, Eros et Alexis sont aussi du spectacle. À seulement 9 ans, cette dernière a un sacré charisme.   Photo DR
Et, depuis 2018, ses deux petits derniers, Eros et Alexis sont aussi du spectacle. À seulement 9 ans, cette dernière a un sacré charisme.   Photo DR

Bien dans la tradition. Et c’est ce qui rend particulièrement touchant ce cirque-là.

2- C’est généreux…

 Le Cirque Arlette Gruss ne lésine pas sur les éclairages et le matériel. Plus d’une soixantaine de semi-remorques sont nécessaires pour transporter le village, le chapiteau et ses équipements.   Photo DR
Le Cirque Arlette Gruss ne lésine pas sur les éclairages et le matériel. Plus d’une soixantaine de semi-remorques sont nécessaires pour transporter le village, le chapiteau et ses équipements.   Photo DR

Chaque année, le Cirque Arlette-Gruss se renouvelle : nouveau spectacle, nouveaux tableaux, nouveaux numéros, nouvelles musiques, nouveaux costumes. Jamais de recyclage ! Ne cherchez pas : d’une année sur l’autre, vous n’y verrez jamais la même chose.

Généreux, il propose toujours une bonne quinzaine de numéros (cette année il y en a 18), hyper bien rythmés et en musique live, grâce à son orchestre installé juste au-dessus de l’entrée des artistes. Rien que cela, ça fait une sacrée différence.

Chose très sympa : à la fin de chaque spectacle, dans le hall d’accueil, tous les artistes font une haie d’honneur aux spectateurs pour les saluer et les remercier. La classe !

3-… Et spectaculaire

Cerceau aérien, acrobaties, cavalerie, clown… Tous les ingrédients du cirque traditionnel sont là, mais avec un petit twist de modernité qui renouvelle le genre.

À cette « sauce » 100 % circassienne, Arlette-Gruss ajoute à chaque fois des numéros originaux, souvent très spectaculaires, qui se situent à la croisée des chemins disciplinaires.

L’an dernier, lorsque le cirque s’était installé au pied du Groupama Stadium, pour la seconde fois ( la première, c’était en 2017 , le public lyonnais avait pu ainsi découvrir un dompteur… de drones. Du 9 au 13 octobre, on pourra voir un prestidigitateur, ses rats, ses ragondins, un illusionniste décapant, ou encore, des danseurs avec panneaux (oui, oui).

 En 2017, au pied du Groupama Stadium, on avait découvert le numéro décoiffant des motards dans une sphère métallique. Ils sont de retour en 2019, dans une boule beaucoup plus petite… Il y a du Guinness des Records dans l’air.   Photo DR
En 2017, au pied du Groupama Stadium, on avait découvert le numéro décoiffant des motards dans une sphère métallique. Ils sont de retour en 2019, dans une boule beaucoup plus petite… Il y a du Guinness des Records dans l’air.   Photo DR

Et pour les amateurs de mécanique, la troupe de motards et leur globe de la mort, qu’on avait vu, il y a 3 ans, seront de retour.

À ce détail près que, cette fois-ci, les dix pilotes évolueront dans une sphère métallique de 5,20 m de diamètre, contre 7,50 m en 2017.

« On est en train de regarder pour le faire rentrer au Guinness des Records », dit Gilbert Gruss. Effrayant de plaisir.

4- C’est comme dans une « vraie » salle de spectacle

 Depuis 2018, le Cirque Arlette-Gruss utilise une nouvelle structure pour tenir son chapiteau. Les mâts sont situés à l’extérieur. Du coup, rien ne vient entraver le regard du spectateur.   Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON
Depuis 2018, le Cirque Arlette-Gruss utilise une nouvelle structure pour tenir son chapiteau. Les mâts sont situés à l’extérieur. Du coup, rien ne vient entraver le regard du spectateur.   Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON

Dès sa création, Arlette Gruss a misé sur l’accueil du public. Et cela s’est d’abord traduit par le chapiteau. En 35 ans d’existence, il y en a déjà eu six, dont la fameuse Cathédrale.

Depuis l’an dernier, c’est avec une nouvelle structure qu’il se présente. Signe particulier : les mâts de supports sont à l’extérieur. Du coup, à l’intérieur, rien n’obstrue le regard. Où qu’il soit, le spectateur à une vision à 360 °C sur la piste.

Tout, du hall d’accueil aux sièges, en passant par les savants éclairages, a été consciencieusement pensé. Si bien que, en y pénétrant, on a l’impression d’être dans une salle de spectacle permanente.

Et pourtant, il faut deux jours et demi aux équipes pour la monter. Le résultat est bluffant, vous verrez.

5- C’est le show des 35 ans

Cette année, Arlette-Gruss souffle ses 35 bougies. Dans un contexte toujours aussi compliqué pour le cirque traditionnel, il présente un spectacle dans la droite ligne que sa fondatrice a tracée. Juste avant le début du spectacle, un petit film rétrospective lui rendra d’ailleurs hommage.

Nom du show 2019 : « Bêtes de cirque », comme un petit pied de nez.

« C’est mon côté provocateur », lance, un brin taquin, Gilbert Gruss. « Mais ce n’est pas que pour les animaux. Bien sûr qu’on y tient. Et on sent que, de ce côté-là, ça se calme un peu », poursuit-il. « Non, c’est aussi et surtout pour les interprètes qui se donnent à fond qu’on a choisi ce titre. Parce que, vraiment, à chaque représentation, ils donnent tout ».

Le spectacle est à découvrir les 9, 10 et 11 octobre, 19 h 30, le 12, à 14, 17 et 20 h, le 13 octobre, à 10 et 14 heures. Groupama Stadium P7, avenue Simone-Veil, Décines-Charpieu. Tarifs : de 15,50 € à 39,50 €. www.cirque-gruss.com

Attention, les transports en commun n’allant pas jusqu’au stade, en dehors des jours de match, on vous conseille de prendre votre voiture. C’est le seul bémol de cette soirée qu’on vous garantit génial.

Céline Bally

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