Lyon 5e Le Melville va réveiller le quartier Saint-Georges

Avec Jérôme Laupies, Diane Comoglio et Julien Dussauge, la musique live fait son retour rue Saint-Georges au Melville. Photo Progrès /Stéphanie FERRAND
Avec Jérôme Laupies, Diane Comoglio et Julien Dussauge, la musique live fait son retour rue Saint-Georges au Melville. Photo Progrès /Stéphanie FERRAND

À quelques pas de la cathédrale Saint-Jean, un établissement emblématique des nuits lyonnaises a rouvert ses portes et sous un nouveau patronyme. Porté par un trio de passionnés de musique et de leur quartier, le Melville veut faire résonner la musique à nouveau au 20, rue Saint-Georges.

Après un an et demi de fermeture, un lieu historique des nuits musicales lyonnaises (le mythique Toy Club des années 1990 devenu le Nebuchadnezzar, puis le Citron avant de terminer Berliner) vient de rouvrir ses portes à Saint-Georges. Désormais nommé Le Melville, il s’est refait une beauté mais a conservé sa surface originale de 100 m² sur trois niveaux pour différentes ambiances. Au sous-sol, la cave voûtée accueille les soirées de musique live et les animations. Le bar et l’étage disposent de plus de 50 places pour recevoir le public en afterwork et en soirée.

Julien Dussauge, ancien agent d’artistes, qui cogère depuis cinq ans avec sa compagne Diane Comoglio la Cuisinerie, un restaurant de tapas à la française voisin de l’établissement et le bar à cocktails Sauvage à la Guillotière explique : « J’avais remarqué que ce local était à l’abandon depuis plusieurs mois et j’avais envie de renouer avec le milieu de la musique. Lors d’un déjeuner, en mars dernier, avec Jérôme Laupies (fondateur de Mediatone, producteur de spectacles dans la région depuis plus de vingt ans), je lui ai suggéré l’idée d’ouvrir un bar ensemble. On a pris le temps d’élaborer le projet tous les trois avec Diane et on a choisi de créer un bar alliant authenticité et modernité. »

Au Melville, un large choix de spiritueux français, de cocktails maison et de bières en pression, en bouteille et en canette est proposé. Les jus de fruit sont locaux. La programmation est centrée sur la musique, qu’elle soit folk, black, dub ou hip-hop. Des soirées théâtre d’improvisation, jeux, cultures urbaines sont prévues. Jérôme Laupies précise : « On a envie d’accorder de la place aux découvertes. On va laisser carte blanche à des collectifs, donner la parole à des associations comme Candy Groove, qui veut organiser des événements pluridisciplinaires. Le vendredi soir, notre DJ Flamingo Spark sera l’incubateur des soirées Bourbon Street, fêtes teintées de black music, à l’image de cette rue bouillonnante de la Nouvelle Orléans en Louisiane. »

En octobre, l’établissement proposera aussi des soirées open mic sur les matchs de foot.

Le Melville, 20, rue Saint-Georges. Ouvert du mardi au samedi, de 18 à 1 heure. 

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?