Musique Arty Farty, vingt ans et un enfant : les Nuits Sonores

Le festival Nuits Sonores est presque devenue une institution lyonnaise.  Photo Le Progrès /Philippe JUSTE
Le festival Nuits Sonores est presque devenue une institution lyonnaise. Photo Le Progrès /Philippe JUSTE

L’association lyonnaise, qui organise le festival Nuits Sonores depuis 2002, fête ses vingt ans avec trois soirées à l’auditorium.  Retour sur une génèse.

Ce sont trois filles qui ont créé Arty Farty : Violaine Didier, Frédérique Joly et Cécile Chaffard. Dès 1999, elles ont affiché leurs ambitions en déposant les statuts d’une association destinée à organiser « concerts, expositions et festivals », et « promouvoir la diffusion d’artistes émergents et de courants innovants » mais aussi investir des lieux atypiques et de nouveaux espaces ». Trois ans avant la naissance de Nuits Sonores, les fondements du festival perçaient sous les premières démarches d’Arty Farty.

Nuits Sonores a arpenté toutes les scènes indépendantes

Le premier festival d’Arty Farty, prototype de Nuits Sonores, portera le nom de l’association en 2002, et s’installera (déjà) à la Sucrière. Au programme, l’Allemand Schneider TM ou le Lyonnais Angle Mort. Un premier succès qui leur permet de croiser la route de Vincent Carry. Avec les DJ’s Agoria et Patrice Moore, se forme alors l’équipe qui inventera Nuits Sonores. « Dès la première édition, nous avions défini deux dogmes : l’intransigeance de la programmation et sa diversité, ainqi que le caractère urbain et déambulatoire du festival », expliquait Vincent Carry lors des dix ans de Nuits Sonores.  

Le festival fête sa 17e édition cette année, du 28 mai au 2 juin, et est devenu un rendez-vous culturel, aussi bien pour Lyon et sa région que sur la cartographie internationale des grands festivals. On pourrait presque parler d’institution.

Mais Nuits Sonores a gardé son ADN, celui définit par Arty Farty il y a vingt ans. Il s’est ouvert à différentes formes musicales en arpentant toutes les scènes indépendantes, de l’Argentine au Portugal en passant par le Moyen-Orient. Et il a gardé ses ambtions avant-gardistes, même en s’ouvrant cette année à une programmation plus pop : Charlotte Gainsbourg ou Flavien Berger, entre autres.

Vingt ans et trois soirées à l’auditorium

Arnaud Rebotini. Photo Quentin CAFFIER
Arnaud Rebotini. Photo Quentin CAFFIER

Du vendredi 15 au dimanche 17 mars, Arty Farty fête ses 20 ans à l’auditorium. Les festivités se distingueront par deux temps forts : vendredi et samedi, l’Atrium se transformera en club techno avec les DJ lyonnais P. Moore, L’Homme seul et Cornelius.

Le samedi, place à l’ambiance transgenre des soirées Garçon sauvage, organisées régulièrement à la Sucrière.

Pour finir le week-end, le compositeur Arnaud Rebotini jouera avec un ensemble orchestral la bande originale du film 120 Battements par minute. Arnaud Rebotini, auteur, compositeur, interprète, producteur est le fondateur du Label Blake Strobe Recorders. L’artiste couteau suisse pose sa marque et son identité musicale sur chacun de ses projets avec une puissance visuelle et artistique à toute épreuve. Il réalise aussi quelques B.O. (bandes originales), dont 120 battements par minute , qu’il jouera en bonne compagnie orchestrale à l’auditorium, et pour laquelle il a reçu le César de la meilleure musique originale en 2018.

Des ateliers interactifs sont aussi au programme, comme un karaoké techno durant lequel les participants interpréteront les morceaux (parfois sans paroles) d’artistes passés par les Nuits Sonores, mais aussi un blind-test ou encore des ateliers pour enfants.

Du vendredi 15 au dimanche 17 mars. Tarifs : de 9 à 36 €. Plus d’infos sur www.20ans.arty-farty.eu ou sur www.auditorium-lyon.com

T. M.

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?