Football - Olympique lyonnais Gone un jour, gone toujours: Yohan Gomez, le "Benjamin Button" lyonnais

Yohan Gomez suit toujours l’actualité du club de sa ville natale.  Photo Joël PHILIPPON
Yohan Gomez suit toujours l’actualité du club de sa ville natale.  Photo Joël PHILIPPON

Le milieu défensif lyonnais aura connu des équipes de niveaux très variés au cours de sa carrière, entamée au sommet, dans sa ville natale, à l’Olympique lyonnais.

C’est naturellement place des Terreaux, où il fêtait le titre de champion de France depuis le balcon de l’hôtel de ville de Lyon, aux côtés d’Edmilson, Juninho, Malouda, Luyindula et les autres, le 23 mai 2004, que Yohan Gomez nous a donné rendez-vous.

Reconverti gestionnaire de patrimoine à la fin de sa carrière il y a trois ans, l’ancien milieu défensif de 39 ans, papa de trois enfants, est un homme épanoui. À l’OL, club de sa ville natale où il est entré à l’âge de 13 ans, Yohan Gomez aura suivi le parcours « classique ».

Jusqu’à passer pro en 2002 sous Jacques Santini, avant que ce dernier ne quitte Lyon pour entraîner les Bleus. Après une année à s’entraîner avec l’équipe une, Paul Le Guen lui donne sa chance pour la première fois le 21 septembre 2003 au Mans, pour une vingtaine de minutes.

Des hauts et des bas

Avec 6 apparitions au total en championnat cette année-là (aucune la saison suivante malgré une première en Ligue des Champions face au Sparta Prague), il aura apporté sa « petite pierre à l’édifice ».

Dans sa carrière, le gone aura connu tous les statuts et niveaux possibles dans le foot : la Ligue 1, la Ligue 2, le National et le National 2.

« J’ai peut-être vécu trop de belles choses trop tôt », souffle Gomez, grosse écharpe en laine et masque chirurgical sur le visage. « Ma carrière a été faite de hauts et de bas », ajoute-t-il, mentionnant une année de chômage après son expérience corse au SC Bastia.

« Je savais que je ne pourrais pas vivre du foot toute ma vie. J’avais un peu de talent, mais j’ai compris très tôt à l’OL, qui ne misait pas forcément sur moi, qu’il fallait que je poursuive mes études en parallèle », concède Gomez, également poussé par ses parents dans cette direction.

Après un baccalauréat obtenu avec la mention « Bien », il aura tenté de concilier sports et école en entrant à l’Insa pour suivre un cursus d’ingénieur (il faisait partie de la promotion du navigateur François Gabart). « Je ne pouvais pas me permettre de rater un mois d’entraînement en période d’examen.

Déjà que je ratais ceux du mercredi matin… Mener de front les deux, c’était trop dur. Je courais toujours à droite à gauche, j’ai eu quelques pépins physiques. Ça n’a pas été une bonne année de foot et je n’ai pas obtenu ma 1re année », détaille Yohan Gomez, qui signera son contrat stagiaire en même temps qu’il stoppera ses études. Dix-huit ans plus tard, il passera son bachelor Gestion de patrimoine, à 37 ans.

Aujourd’hui, le père de famille, supporter de la première heure de son club de cœur, se plaît à emmener ses enfants au Groupama Stadium, à 2 km du domicile de ses parents, pour leur transmettre sa « passion OL ».

Et assister aux matchs de ses fils de 10 et 7 ans, les week-ends, à Neuville-sur-Saône. Même si tous ces heureux moments ont été interrompus, Covid oblige. Consultant pour l’émission « Tant qu’il y aura des Gones », en l’absence de son ami et ancien gardien de but Nicolas Puydebois, Yohan Gomez n’a pas loupé un match de l’OL cette saison.

« Je suis content de retrouver Lyon en haut, à son niveau. On espère tous que le club retrouvera la Ligue des Champions, où il a toute sa place. Et qu’on remportera le titre de champion de France cette année », glisse-t-il malicieux, les yeux tournés vers l’hôtel de ville.

Marion SAIVE

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