EDUCATION Avez-vous essayé la “parentalité bienveillante” avec votre enfant ?

L’association culturelle Buers et Croix-Luizet propose une formation “Parler pour que les enfants écoutent”, animée par Farid Khelifi, basée sur la méthode Faber et Mazlish.  Photo Le Progrès /Florence VILLARD
L’association culturelle Buers et Croix-Luizet propose une formation “Parler pour que les enfants écoutent”, animée par Farid Khelifi, basée sur la méthode Faber et Mazlish.  Photo Le Progrès /Florence VILLARD
Farid Khelifi, de l’ACBCL, a été formé à la méthode Faber et Mazlish, qu’il présente aux personnes participant au cycle “Parler pour que les enfants écoutent”.  Photo Le Progrès /Florence VILLARD
Farid Khelifi, de l’ACBCL, a été formé à la méthode Faber et Mazlish, qu’il présente aux personnes participant au cycle “Parler pour que les enfants écoutent”.  Photo Le Progrès /Florence VILLARD
L’association culturelle Buers et Croix-Luizet propose une formation “Parler pour que les enfants écoutent”, animée par Farid Khelifi, basée sur la méthode Faber et Mazlish.  Photo Le Progrès /Florence VILLARD Farid Khelifi, de l’ACBCL, a été formé à la méthode Faber et Mazlish, qu’il présente aux personnes participant au cycle “Parler pour que les enfants écoutent”.  Photo Le Progrès /Florence VILLARD

L’association culturelle Buers et Croix-Luizet (ACBCL) propose des formations pour améliorer les relations entre parents et enfants.

À la maison, il n’est pas toujours aisé pour les parents d’arriver à communiquer posément avec leurs enfants. C’est sur cette base que l’association culturelle Buers et Croix-Luizet (ACBCL) propose, depuis plusieurs années, des formations payantes sur l’aide à la parentalité bienveillante. Animées par Farid Khelifi, dirigeant de l’ACBCL et ancien enseignant, elles reposent sur la méthode Faber et Mazlish, visant à améliorer les relations entre ces deux générations. En somme, “parler pour que les enfants écoutent”.

Des mises en situation pratiques

Ce mardi-là, huit personnes sont assises autour d’une table. Six femmes, des mères d’au moins trois enfants, et deux hommes. Tous travaillent sur des exemples concrets autour du thème de la semaine : « Susciter la coopération des enfants ». Ils se mettent en situation grâce à un livre d’exercices distribué par le formateur en début de cycle (sept séances). Chacun cherche comment dialoguer autrement avec son enfant, commence par dire ce qu’il aurait fait en temps normal et ce qu’il vaudrait mieux qu’il fasse désormais.

« Votre enfant laisse traîner ses chaussures à l’entrée, pose sa serviette humide sur votre lit, accroche son imperméable trempé au portemanteau, oublie systématiquement de se laver les dents, etc. Autant d’exemples qui, sur des moments de la journée où le rythme est effréné, peuvent rapidement faire monter les parents dans les tours. Et vous, comment réagiriez-vous ? Sachez qu’il est possible de régler ces situations sans entrer en conflit. La méthode Faber et Mazlich vous donne des outils », explique Farid Khelifi.

Pour une maman, « il est dur de trouver le bon ton, de ne pas s’agacer, de ne pas leur faire peur ni de les pointer du doigt. Pour les dents par exemple, j’essaie de lui expliquer pourquoi il doit les laver, dans son propre intérêt. Mais ce n’est pas simple. »

Vivre les émotions de l’enfant pour les comprendre

Son voisin acquiesce : « C’est difficile de ne pas donner d’ordre, de ne pas attendre à être obéi tout de suite car on n’a pas vraiment le temps de tout expliquer, de les faire parler pour qu’ils comprennent d’eux-mêmes comment agir dans la situation donnée. Notre rythme de vie ne nous aide pas. »

Et l’un des objectifs de cette formation est d’ailleurs « de montrer que le message transmis par les parents n’est pas forcément celui reçu par l’enfant, dans sa compréhension et dans la temporalité. Il faut prendre conscience de leurs ressentis pour améliorer la communication », assène Farid Khelifi.

Une maman confie : « En tout cas, on sent qu’on n’est pas seul à vivre ces difficultés, on vient apprendre à être moins négatif envers son enfant pour le rendre autonome. On apprend des astuces, comme l’affiche de routine à faire avec eux pour qu’ils n’oublient pas ce qu’ils ont à faire le matin avant l’école. Et s’ils s’en écartent, il suffit de prononcer le mot “routine” pour les remettre dans le sens de la marche. Ça évite les ordres et les disputes. J’ai essayé, pour l’instant ça fonctionne ! »

Et chez vous, ça marche ?

L’objectif est de donner des clés aux parents pour faire baisser les tensions à la maison et améliorer leurs relations avec leurs enfants au quotidien.

Farid Khelifi, animateur de la formation et dirigeant de l’ACBCL

Florence VILLARD

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