FOOTBALL L'OL en 1991 : mauvaise passe… allemande

Thomas Pfannkuch dans ses oeuvres, qui n'ont pas laissé un grand souvenir entre Rhône et Saône / Photo d'archives Le Progrès
Thomas Pfannkuch dans ses oeuvres, qui n'ont pas laissé un grand souvenir entre Rhône et Saône / Photo d'archives Le Progrès

Joueur de l’OL au début des années 90, Thomas Pfannkuch est souvent considéré comme… le pire de l’histoire du club ! Puisse son esprit son habiter, ce jeudi soir à Marseille lors de France-Allemagne, Jérôme Boateng et Benedikt Höwedes...

Promis, on n’évoquera pas les glorieuses défaites de 1982, 1986 ou 2014 pour vous parler du France-Allemagne de ce soir (21 heures).

On préférera vous rassurer en évoquant le souvenir de Thomas Pfannkuch, Allemand souvent considéré comme le pire joueur de l’histoire de l’OL (on citera notamment le bon mot de Bernard Lacombe, à qui l’on demandait le plus gros flop du club : « Torben Frank n’a disputé qu’un match, mais il s’est blessé. C’était un bon joueur. En fait, je dirais plutôt l’Allemand Thomas Pfannkuch. Lui, malheureusement, il a joué… »).

En espérant que son esprit habite, aujourd’hui à Marseille, Jérôme Boateng et Benedikt Höwedes.

En décembre 1991, l’OL est dans les tréfonds du classement et fait face à une impressionnante série de blessures. Pour se renforcer défensivement, le club décide donc de mettre deux joueurs étrangers à l’essai : un Portugais et un Allemand. Raymond Domenech, alors entraîneur de l’OL, tranche en faveur du second et de sa solidité présumée.

Une réputation sans doute basée sur le cliché du défenseur allemand fiable et robuste plutôt que sur la réalité.

 

Premier match, premier rouge

Dès son premier match, Thomas Pfannkuch se fait prendre de vitesse par le Montpelliérain Fabrice Divert, pas forcément réputé pour sa vivacité, et fait faute. Carton rouge au bout de vingt-cinq minutes de jeu.

Une prestation catastrophique qui donne le ton. Pfannkuch n’apparaîtra jamais à son aise sous le maillot lyonnais, mais le manque de solutions forcera Domenech à lui faire disputer une douzaine de rencontres.

Le futur sélectionneur de l’équipe de France ira cependant parfois jusqu’à lui préférer en défense centrale Alfonso Fernandez Leal, milieu de terrain de formation et autre symbole de cette saison calamiteuse, la pire de l’ère Aulas (seizième en D1).

L’impression laissée à Lyon était d’ailleurs sans doute la bonne : Thomas Pfannkuch ne rejoua par la suite plus jamais en première division et n’évolua qu’aux deuxième et troisième échelons outre-Rhin.

Et malgré son passage compliqué en France, l’Allemand y a sans doute vécu le moment le plus mémorable de sa carrière.

Le 21 décembre 1991, quelques semaines après son arrivée, Pfannkuch croisa en effet à Cannes la route d’un milieu de terrain de 19 ans qui marqua un peu plus que lui l’histoire du football par la suite. Un certain Zinédine Zidane.

Hugo Hélin

Votre opinion ?

Les commentaires sont clos.