Lyon Vent du changement : ces jeunes Lyonnais qui veulent peser dans le débat

Laurie Guerrieri, représentante du cercle de Lyon et Clément Coulet, membre de la direction nationale  Photo Progrès /David TAPISSIER
Laurie Guerrieri, représentante du cercle de Lyon et Clément Coulet, membre de la direction nationale  Photo Progrès /David TAPISSIER

Inspiré du mouvement américain Sunrise, Le Vent du changement regroupe des étudiants ou de jeunes actifs diplômés, tous bénévoles. Un mouvement d’éducation populaire, non partisan, qui défend avec vigueur la place de la République écologique. Explications.

Fracture sociale, dérive autoritaire des sociétés, crise climatique… Le constat est sans appel : la jeunesse d’aujourd’hui a de quoi s’inquiéter pour l’avenir. D’autant plus que la formation en politique ne correspond plus à leur attente et que 86 % des 18-25 ans se sont abstenus d’aller voter lors du premier tour des régionales…

Un peu à l’image d’un petit village gaulois célèbre, ils sont pourtant quelques-uns à ne pas baisser les bras. Et depuis plusieurs années, ils tentent d’influer sur les éléments, d’insuffler un souffle nouveau. En point de départ le média indépendant et en ligne Le vent se lève. Une initiative intéressante, fondée en partie par des Lyonnais en 2016, mais qui ne touche qu’une partie infime de la jeunesse…

Vingt cercles en France

Du coup, Le Vent du Changement a été officiellement lancé depuis quelques jours. Au niveau national, mais aussi rapidement dans vingt cercles, correspondant à des grandes villes de France.

Des bénévoles qui prennent leur bâton de pèlerin et qui prône la République écologique comme l’explique Laurie Guerrieri, 19 ans, étudiante en Science Po et représentante de l’équipe lyonnaise. « Nous sommes un mouvement d’éducation populaire, inspiré des idées d’Antonio Gramsci. Notre objectif, c’est de gagner la bataille culturelle des idées, les « infuser » au plus grand nombre, dans notre société ».

Un mouvement hors des partis précise Clément Couet, de la direction nationale. « Pour relever les grands défis qui mettent en péril l’avenir de l’humanité, nous n’acceptons plus la résignation. Notre volonté, c’est de porter nos idées et si un parti s’en saisit, comme ça été le cas aux États-Unis pour Sunrise, c’est une victoire pour nous… ».

Des idées claires, basées sur le bénévolat, la diffusion de la culture, base d’une formation en lien avec l’information. Ils souhaitent faire entendre une voix loin des réseaux sociaux, des chaînes de télévision en continu, ou des mouvements contestataires basés sur la violence.

Leur bras « armé » ? Créer des espaces de savoir et d’émancipation et permettre aux jeunes de comprendre, pour agir et faire les bons choix. Pour y parvenir, le mouvement souffle ses idées dans chacun des cercles, qui infusent ce même savoir via des conférences, café-débats, cinéclubs, espaces de formation, campagnes citoyennes. À chaque fois, chercheurs, sociologues, personnes concernées pour étayer le propos.

Lyon par évidence

Pour le mouvement, être présent à Lyon était une évidence. « Des extrêmes droite et gauche très présentes, un berceau du Macronisme avant l’heure, une compétitivité territoriale avec la Métropole… et l’arrivée des écologistes » soutient Clément Couet. « Les combats ne manquent pas. La garantie à l’emploi vert et la sécurité sociale alimentaire sont les nouvelles priorités. À nous de les faire triompher » conclut-il. Et à leurs idées de faire leur chemin.

David TAPISSIER

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