Lyon Vangart : la broderie lyonnaise œuvre pour l’art

Benjamin Beau, cofondateur de Vangart présente son œuvre à Cal, la première artiste lyonnaise avec laquelle il collabore.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Benjamin Beau, cofondateur de Vangart présente son œuvre à Cal, la première artiste lyonnaise avec laquelle il collabore.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Les toiles sont tissées huit par huit.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Les toiles sont tissées huit par huit.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Les toiles sont tissées huit par huit à partir d’un modèle et dans un ordre bien défini.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Les toiles sont tissées huit par huit à partir d’un modèle et dans un ordre bien défini.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Les toiles sont tissées huit par huit.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Les toiles sont tissées huit par huit.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Chaque toile possède un certificat d’authenticité, signé par l’artiste.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Chaque toile possède un certificat d’authenticité, signé par l’artiste.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Chaque toile est également signée au dos par l’artiste.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Chaque toile est également signée au dos par l’artiste.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Démonstration du fonctionnement de la machine à l’artiste lyonnaise.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Démonstration du fonctionnement de la machine à l’artiste lyonnaise.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Benjamin Beau, cofondateur de Vangart présente son œuvre à Cal, la première artiste lyonnaise avec laquelle il collabore.  Photo Progrès /David TAPISSIER Les toiles sont tissées huit par huit.  Photo Progrès /David TAPISSIER Les toiles sont tissées huit par huit à partir d’un modèle et dans un ordre bien défini.  Photo Progrès /David TAPISSIER Les toiles sont tissées huit par huit.  Photo Progrès /David TAPISSIER Chaque toile possède un certificat d’authenticité, signé par l’artiste.  Photo Progrès /David TAPISSIER Chaque toile est également signée au dos par l’artiste.  Photo Progrès /David TAPISSIER Démonstration du fonctionnement de la machine à l’artiste lyonnaise.  Photo Progrès /David TAPISSIER

Après avoir fait des tee-shirts en collaboration avec des artistes, Vangart se tourne désormais vers les œuvres d’art brodées et en éditions limitées. Une fabrication lyonnaise, unique en son genre, qui intéresse déjà des acheteurs du monde entier. Explication.

« Au départ, je suis parti sur des tee-shirts brodés où je faisais imprimer des œuvres d’artistes… Je souhaitais vulgariser l’art via du textile. Mais depuis trois mois, nous avons changé notre fusil d’épaule : plus d’impression, uniquement de la broderie, plus de vêtements uniquement des œuvres d’art. Et ça marche… »

Benjamin Beau regarde avec attention la dernière création de Cal, la locale de l’étape, qui est en train d’être brodée sur une des énormes machines de Crafters , une société basée à Caluire. Huit toiles, identiques, une dizaine de couleurs et de couches, trois heures à 900 points minutes… pour un rendu assez impressionnant et des œuvres d’art, numérotées, en séries limitées qui s’arrachent.

« Au départ, c’était un jeu ! »

Pourtant, rien ne prédestinait le jeune angevin à travailler dans l’art ou le textile. Lorsqu’il quitte la Ville des fleurs pour débarquer dans la ville des Lumières, c’est pour faire un Master d’Entreprenariat. À l’époque, il lance une marque de tee-shirts, brodés… Quelques dizaines sont vendues. Le logo plaît et il décide d’en faire son projet d’entreprenariat. « J’ai rencontré Florian – Fernandez, son associé – et au départ, cette marque c’était un jeu ! De la bricole… on testait, on apprenait ».

Suivi par le pôle entrepreneurial Beelys, Benjamin Beau prend un premier virage en proposant carte blanche à des étudiants en école d’art. « À l’époque, je voulais utiliser leurs œuvres sur mes vêtements. J’ai rencontré Jérémy Compagnat de Crafters qui a été intéressé par notre projet. Depuis, ils nous hébergent dans leurs locaux, nous soutiennent et nous louons leurs machines pour broder ».

La petite équipe lance alors Vangart, multiplie les collaborations et les ventes décollent en 2020, malgré le confinement. « On s’est vite rendu compte que le modèle économique n’était pas viable : trop de tailles différentes, les artistes à rémunérer… on faisait tout nous-même. On ne s’y retrouvait pas. Mais le côté artistique et broderie nous plaisait : on a décidé de faire des toiles, comme des lithographies… mais en broderie », poursuit-il.

Des toiles dès février

En février 2021, ils testent des cadres à broder sur des formats prédéfinis… et lance en même temps six artistes d’un coup. Et la demande suit… En France, mais aussi au niveau international. « On associe souvent la broderie à de vieilles tapisseries, mais nos créations n’ont rien de has been ! Elles apportent de la fraîcheur. D’ailleurs on cherche toujours à innover : fils multicolore, ou métallique… L’avantage c’est notre agilité : on fabrique nos pièces sur commandes et série limitée à des prix qui vont de 300 à 900 €».

Vangart, qui fabrique ses œuvres sur place, a déjà 23 collaborations à son actif et les demandes continuent d’affluer. L’objectif ultime ? Mettre des artistes émergents en avant. Mais pour cela, ils ont besoin de se faire un nom pour pouvoir vulgariser encore plus la broderie. Tout un art quoi !

Vangart - Site internet : https://vangart.fr/

David TAPISSIER

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