Lyon Lecomte de Brégeot, l’électro lyonnaise distinguée

Yannick Brégeot, alias Lecomte de Brégeot  Photo Progrès /Kliché !
Yannick Brégeot, alias Lecomte de Brégeot  Photo Progrès /Kliché !

Le compositeur lyonnais fait partie de la sélection annuelle du tremplin Fair. Un viatique qui a déjà lancé les carrières de centaines d’artistes depuis 1989, des Têtes Raides à Pomme.

Yannick Brégeot, alias Lecomte de Brégeot, n’est pas un débutant. A 34 ans, il a joué partout en Europe et publié trois EP et un single. Ses titres « Carry On » et « Slash » ont été choisis pour des campagnes de pub d’Yves Saint-Laurent. Et il a travaillé avec plusieurs productions américaines, qui devraient être publiées cet automne.

Enfin, ce Lyonnais a été choisi par la difficile sélection du Fair (Fonds d‘Action et d’Initiatives Rock), ce tremplin lancé en 1989 à l’initiative du ministère de la Culture. Depuis trente ans, le Fair est venu en aide à près de 400 artistes, qui ont décroché 140 Victoires de la musique. IAM, Dionysos, Renan Luce, Carmen Maria Vega, Christine and the Queens et Pomme sont sur cette heureuse liste. Le Fair comprend un soutien financier, mais aussi des formations, des conseils juridiques, et des facilités pour tourner à étranger.

« Pas le Lyonnais de service »

S’il est né à Paris, le musicien a grandi dans le Nord-Isère et a passé plusieurs années en Asie. Mais sa ville, c’est Lyon. « C’est là que sont ma famille et mes amis, c’est là que j’ai commencé à faire de la musique, c’est ma ville de cœur » explique-t-il. Paradoxalement, il a rarement joué à Lyon. « Je ne veux pas me retrouver sur une affiche parce qu’il faut un Lyonnais dans le lot. J’aimerais que ma musique attire les gens et que les organisateurs fassent appel à moi pour cette raison. Ce serait un vrai retour » explique le musicien.

Côté musique, Lecomte de Brégeot a grandi avec la pop anglaise, avant de découvrir la techno. Deux inspirations qui se télescopent dans ses compositions, des mélodies mélancoliques portées par des rythmiques hypnotiques.

Alors que des tournées lui ont été proposées au Brésil, en Russie et en Ukraine, le Lyonnais a passé l’année confiné dans son studio. « On est tous soumis au même régime, il faut être patient. Mais j’en ai profité pour enregistrer un premier album. Et j’ai hâte d’aller le jouer sur scène ».

T.M.

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