Lyon Ils escaladent la tour Oxygène du quartier de la Part-Dieu à mains nues

Deux Lyonnais ont escaladé la tour Oxygène de la Part Dieu à main nue le 10 avril dernier.  Photo DR
Deux Lyonnais ont escaladé la tour Oxygène de la Part Dieu à main nue le 10 avril dernier.  Photo DR

Cette vertigineuse ascension, à mains nues et sans aucune sécurité, s'est déroulée à Lyon le 10 avril dernier sous les yeux médusés de passants.

Une performance à ne pas reproduire chez vous. Antoine Explore et Nébuleux ont escaladé le 10 avril dernier la tour Oxygène du quartier de la Part Dieu.

Ils sont parvenus en haut de la tour qui culmine à 115m d’altitude à main nue et sans aucune sécurité. « Il y avait beaucoup de stress avant l’ascension car c’était la première fois que j’escaladais un édifice de cette hauteur » raconte Antoine, à l’origine du projet. « Mais une fois qu’on était lancé, le stress s’envole et c’est que du plaisir » reconnait Nébuleux, qui a rencontré Antoine via les réseaux sociaux.

 

 « Ça passe très vite, tu n’as pas trop le temps d’en profiter »

Sous les yeux médusés des passants présents ce samedi dans le quartier, les deux jeunes hommes de 22 et 23 ans ont atteint le sommet de l’immeuble de 28 étages, inauguré en 2010, en 19 minutes. « Ça passe très vite, tu n’as pas trop le temps d’en profiter » poursuit Antoine.

Arrêtés ensuite par les forces de l’ordre, qui se sont montrées « compréhensives », les deux amis ont depuis publié sur les réseaux sociaux des photos et des vidéos de leur performance.

Des images qui donnent le vertige et qui montrent la dangerosité de leur performance. « On a conscience qu’on risque notre vie mais on s’est entrainé tellement dur pour y arriver qu’il n’y avait aucun risque » expliquent-ils.

 

Popularisé en France par Alain Robert, surnommé « le Spiderman français », qui avait notamment escaladé la tour Eiffel en 1997, ce type d’escalade est appelé « free solo ». Antoine et Nébuleux avouent d’ailleurs s’être inspiré de lui.

 

Cinq entraînements par semaine

Adeptes d’exploration urbaine et d’escalade, les deux lyonnais préparaient ce projet depuis un an, à raison de 5 entrainements par semaine. « On veut vraiment faire passer le message qu’il ne faut pas refaire ça de son côté. C’est très dangereux et on s’est beaucoup entrainé pour y parvenir » conclut Antoine.

Vincent GUIRAUD

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