Lyon Potager City veut doubler son chiffre d’affaires et recruter

Jérémy Colas, directeur général de Potager City  Photo Progrès /Alexandre Vieira
Jérémy Colas, directeur général de Potager City  Photo Progrès /Alexandre Vieira

L’entreprise lyonnaise de livraison de paniers de fruits et légumes a dû se réinventer en 2020 en raison du contexte sanitaire. Cette mue l’a fait grandir au point de vouloir ouvrir 5 000 points de distribution en 2021, de recruter 75 personnes et de viser les 30 millions d’€ de chiffre d’affaires. Interview avec Jérémy Colas, son directeur général.

Quel impact ont eu pour vous les confinements et l’année 2020 ?

Ça nous a bien chamboulés. Avant le 1er confinement, la moitié de notre activité concernait les entreprises. Du jour au lendemain, on s’est retrouvé avec 50 % de nos clients qui ne pouvaient plus recevoir leurs commandes. Notre équipe a mis les bouchées doubles pour maintenir notre activité, mais aussi celle de nos producteurs, qui subissaient les fermetures de marchés. On s’est adapté en ouvrant de nouveaux points relais chez des commerçants proches de nos clients bloqués à domicile. On en a ouvert 1 150 sur l’année. Ça a permis de toucher de nouvelles personnes qui cherchaient des produits frais proches de chez eux.

D’où viennent les produits de vos paniers distribués à Lyon ?

Ils viennent en grosse majorité d’Auvergne-Rhône-Alpes, où il y a beaucoup de choix. Pour ce que l’on ne trouve pas, ils viennent d’autres territoires en France. Nos choux-fleurs sont par exemple produits en Bretagne. L’idée c’est de n’avoir que des produits de saison. On ne mettra pas une fraise marocaine ou une tomate du Pérou en hiver. Nous avons un fonctionnement sans stockage. Quand un client est livré, la commande est préparée le matin avec des produits ramassés peu de temps pour conserver la fraîcheur. Ce modèle permet de ne récolter que ce qui est commandé, pour éviter le gaspillage alimentaire.

Quels sont les premiers retours de vos producteurs après l’épisode de gel qui vient de les toucher ?

C’est très compliqué. On essaie de discuter avec eux et d’anticiper. L’idée c’est de les soutenir pour s’engager au maximum avec eux. Sur certains fruits, comme la cerise ou l’abricot, il ne va pas, ou peu, y avoir de produits dans la région. De tête, les pertes en abricots sont de l’ordre de 80 %. Dans ce cas, on va travailler avec des producteurs de régions proches.

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