Rhône Harcèlement scolaire: une association lyonnaise à l’initiative d’un observatoire national

Hugo Martinez, président de l’association HUGO ! pour la lutte contre le harcèlement scolaire  Photo Progrès /DR
Hugo Martinez, président de l’association HUGO ! pour la lutte contre le harcèlement scolaire  Photo Progrès /DR

L’association HUGO ! propose la création de l’Onhecol, l’Observatoire national du harcèlement à l’école, au collège et au lycée, pour fédérer le tissu français d’associations et d’experts concernés par ce sujet.

C’est une nouvelle étape indispensable pour l’Association HUGO ! créée il y a déjà 3 ans à Lyon qui lutte contre le harcèlement à l’école, au collège et au lycée. « Plus que jamais, il y a besoin de notre action. Lors du premier confinement, nous avons constaté une hausse de 49 % des plaintes de cyber-harcèlement par rapport à 2019 », confie le jeune Hugo Martinez, président et fondateur de l’association.

Une nécessité partagée par Brigitte Macron

Le but est de fédérer le tissu français d’associations et d’experts concernés par ce sujet. Brigitte Macron, engagée contre le harcèlement scolaire et les violences à l’école, est favorable à la création d’un tel outil, comme elle a pu l’exprimer dans une lettre adressée à l’association qui l’avait consultée à ce sujet. Elle s’est même engagée à en parler au ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer.

Cet Observatoire a vocation de formuler régulièrement des propositions au gouvernement et faciliter les coopérations entre structures. En octobre 2020, l’Association HUGO ! faisait le constat d’un manque de coordination à l’échelle nationale ralentissant les possibilités de trouver des solutions pour les familles. Il semble notamment compliqué de travailler main dans la main avec les services du ministère de l’Éducation nationale.

Une démarche inédite en France, mais aussi en Europe

« Je viens d’adresser une lettre à 36 structures associatives qui luttent pour cette cause », précise Hugo Martinez qui en quelques jours a déjà reçu huit réponses positives. Par ailleurs, il envisage de compléter cet Observatoire par la présence de professionnels et experts du secteur éducatif et de la santé, et aussi d’élus locaux et nationaux ou encore de représentants syndicaux des professions éducatives.

« C’est une démarche inédite en France, mais aussi en Europe », précise Hugo Martinez. Très rapidement, une première réunion par visioconférence se tiendra avec les associations et participants volontaires afin de définir les premières modalités de fonctionnement et axes de travail.

Damien LEPETITGALAND

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