Commerce Quincaillerie Blondet, 108 ans de vie de famille

À la Quincaillerie Blondet située 7, place de la Croix-Rousse, ils ne sont plus que deux : Marie-Christine Blondet dont l’une des filles pourra lui succéder et Pascal, salarié.  Photo Le Progrès/Nadine MICHOLIN
À la Quincaillerie Blondet située 7, place de la Croix-Rousse, ils ne sont plus que deux : Marie-Christine Blondet dont l’une des filles pourra lui succéder et Pascal, salarié.  Photo Le Progrès/Nadine MICHOLIN

Au cœur de la Croix-Rousse, la famille Blondet tient depuis cinq générations cette boutique hors du temps ouverte en 1912. 13.000 produits hétéroclites du sol au plafond séduisent une large clientèle.

La quincaillerie Blondet est à l’image de la Croix-Rousse, un petit village dans la ville. «Chez nous, l’ambiance est familiale. On tient à rester petit et indépendant. Nous avons des clients depuis très longtemps. Certains sont devenus des amis», souligne Marie-Christine Blondet dans un sourire bienveillant.

L’épouse d’Olivier Blondet, qui a repris les rênes en 1995 et qui est aujourd’hui décédé, partage la boutique avec Pascal, salarié. Elle est multitâche, virevolte dans ses rayons, à la caisse, se plonge dans la comptabilité et les commandes, quand Pascal prodigue ses conseils techniques et range les fournitures.

Du mardi au samedi, la quincaillerie vit au rythme du marché à proximité. Bricolage, jardinerie, ustensiles de cuisine, articles de ménage, on trouve de tout dans ce magasin qui baigne encore dans son jus avec son mobilier en bois d’époque. Seule la caisse a été remisée à l’étage lorsque l’euro a remplacé le franc.

Du sol au plafond, cette caverne d’Ali Baba regorge de 13.000 produits hétéroclites, de la vis à 5 centimes d’euros, à l’électro ménager, en passant par l’outillage, les produits d’entretien, la litière du chat, la glacière, la coutellerie, les joints pour la cocotte-minute…

La photo de famille avec en culottes courtes le père d'Olivier Blondet.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
La photo de famille avec en culottes courtes le père d'Olivier Blondet.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
Cinq générations depuis 1912 sont aux commandes de la Quincaillerie Blondet située 7 place de la Croix-Rousse.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
Cinq générations depuis 1912 sont aux commandes de la Quincaillerie Blondet située 7 place de la Croix-Rousse.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
 C'est la caverne d'Ali Baba du sol au plafond.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
C'est la caverne d'Ali Baba du sol au plafond.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
 La quincaillerie Blondet baigne dans son jus avec ce mobilier en bois.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
La quincaillerie Blondet baigne dans son jus avec ce mobilier en bois.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN
La photo de famille avec en culottes courtes le père d'Olivier Blondet.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN Cinq générations depuis 1912 sont aux commandes de la Quincaillerie Blondet située 7 place de la Croix-Rousse.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN  C'est la caverne d'Ali Baba du sol au plafond.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN  La quincaillerie Blondet baigne dans son jus avec ce mobilier en bois.   Photo Progrès /Nadine MICHOLIN

«Les femmes bricolent de plus en plus»

«On ne vend jamais le même article et aucune journée ne se ressemble. On aime surtout vendre des produits que l’on connaît», insiste Marie-Christine qui jubile lorsqu’un client lui demande un produit insolite qu’elle repère dans son emballage d’origine étiqueté en franc.

«L’avantage chez nous, c’est que l’on peut fournir des conseils et des astuces. On vend au détail tout en essayant de rester compétitif. Ce n’est pas le cas en grande surface.   Nous avons toutes les tranches d’âge, y compris les étudiants qui s’installent et n’ont pas de voiture. Plus étonnant, les femmes bricolent de plus en plus et n’hésitent pas à nous acheter une perceuse ou de l’outillage.»

Nadine MICHOLIN

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