Arts martiaux Apprendre à se battre comme Bruce Lee

Romain Roca Ripolle (à gauche) en plein combat rapproché / photo DR
Romain Roca Ripolle (à gauche) en plein combat rapproché / photo DR

Romain Roca Ripolle est un passionné d’arts martiaux. À 15 ans, il commence le Wing Tsun, dont il ne pourra bientôt plus se passer. Il décide donc de l’enseigner à son tour, notamment dans le premier arrondissement.

Adolescent, Romain Roca Ripolle regarde beaucoup de films de Bruce Lee et, s’il affirme ne pas aimer le mot « fan », l’admiration pour son héros de jeunesse se fait encore sentir dans le ton de sa voix : « Bruce Lee s’intéressait à de nombreux arts martiaux et a notamment pratiqué le Wing Tsun (aussi orthographié Wing Chun Ndlr). »

 

Il débute à l'âge de 15 ans

 

Mais, devant les films de Bruce Lee, Romain Roca Ripolle se fait prendre : « Dans ses films, Bruce Lee utilise beaucoup ses pieds. C’est pour faire comme lui que j’ai commencé à pratiquer le taekwondo qui est un sport de combat dans lequel on utilise beaucoup ses pieds. En fait, il utilisait ses pieds pour des raisons seulement cinématographiques », souligne-t-il.

 

Comme Romain ne recherche pas un sport qui fasse joli à l’écran, il se renseigne pour trouver l’art martial qui lui correspond. Alors qu’il a 15 ans, il commence à pratiquer cette discipline de contact dans laquelle on apprend à « développer ses réflexes tactiles », quitte à combattre les yeux bandés.

 

« Ce n’est pas un sport, c’est un art martial », se plaît d’ailleurs à rappeler Romain. Pas de fédération ni de compétition pour les amateurs de Wing Tsun. Ceux qui persistent sont, comme lui, à la recherche de « la beauté du geste ».

 

Un geste qui peut être particulièrement dangereux : « Il y a beaucoup de frappes aux points vitaux, notamment à la gorge », explique le jeune professeur.

 

C’est pour cela que, pendant les cours, aucun des coups appris n’est porté lors des combats. Le jeune homme confie être particulièrement attentif à l’état d’esprit de ses élèves : « Il faut faire attention parce que cela pourrait devenir une arme si la mentalité de la personne qui pratique ne suit pas. »

 

Une activité bien masculine

 

Pour autant, cela ne l’inquiète pas outre mesure : « Ceux qui font du Wing Tsun uniquement pour l’aspect self-défense arrêtent rapidement. » En attendant, Romain Roca Ripolle a réussi, en quatre ans, à se trouver des élèves fidèles.

 

En majorité des hommes, âgés de 23 à 63 ans. Ce qui fait dire au Caladois, qui enseigne à Lyon au sein du réseau Progressive Wing Tsun System (PWTSRA), ainsi qu’à Arnas et à Chaleins (Ain) : « Je n’ai malheureusement que trois filles dans mes écoles. C’est dommage, surtout qu’en général, elles sont très douées pour cet art martial, qui a été créé par une femme. Elles devraient en être fières. »

 

> Renseignements auprès de Romain Roca Ripolle, Tél. 06.73.60.22.29. ou www.pwts.fr 

La légende du Wing Tsun

Comme son célèbre cousin le Kung-Fu, le Wing Tsun est un art martial chinois. Selon la légende, il aurait vu le jour autour de 1600 grâce à une femme : Yim Wing Chun. Celle-ci aurait refusé de se marier avec un seigneur local et, pour échapper à l’union, il lui aurait fallu vaincre son prétendant en duel. Elle se serait alors tournée vers Ng Mui, une nonne bouddhiste, afin qu’elle lui enseigne l’art du combat.

 

Grâce à l’enseignement de la nonne, Yim Wing Chun sort victorieuse du combat qui l’oppose à l’homme qu’elle n’aimait pas. Ce n’est autre que le mari qu’elle a plus tard choisi, et à qui elle avait transmis sa connaissance de l’art du combat, qui décida de baptiser cette technique du nom de son épouse.

Clémence Dubost

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