Lyon 5 000 choucroutes emportées en un week-end, la Brasserie Georges remet le couvert

La première édition a été un succès.  Photo Progrès /Brasserie Georges
La première édition a été un succès. Photo Progrès /Brasserie Georges
L'équipe présente (il y a 100 employés) a été galvanisée de retrouver ses clients, et remet le couvert.   Photo Progrès /Brasserie Georges
L'équipe présente (il y a 100 employés) a été galvanisée de retrouver ses clients, et remet le couvert. Photo Progrès /Brasserie Georges
Les portions de choucroute royale.   Photo Progrès /Brasserie Georges
Les portions de choucroute royale. Photo Progrès /Brasserie Georges
Une institution à Perrache depuis 1836. C'est l'une des plus grandes brasseries d'Europe  Photo Progrès /Brasserie Georges
Une institution à Perrache depuis 1836. C'est l'une des plus grandes brasseries d'Europe Photo Progrès /Brasserie Georges
Comme lors de la première édition, pas de réservation. On se présente et on va acheter ce que l'on souhaite sur différents stands, à l'intérieur de la brasserie actuellement fermée. Photo Progrès /Brasserie Georges
Comme lors de la première édition, pas de réservation. On se présente et on va acheter ce que l'on souhaite sur différents stands, à l'intérieur de la brasserie actuellement fermée. Photo Progrès /Brasserie Georges
La première édition a été un succès.  Photo Progrès /Brasserie Georges L'équipe présente (il y a 100 employés) a été galvanisée de retrouver ses clients, et remet le couvert.   Photo Progrès /Brasserie Georges Les portions de choucroute royale.   Photo Progrès /Brasserie Georges Une institution à Perrache depuis 1836. C'est l'une des plus grandes brasseries d'Europe  Photo Progrès /Brasserie Georges Comme lors de la première édition, pas de réservation. On se présente et on va acheter ce que l'on souhaite sur différents stands, à l'intérieur de la brasserie actuellement fermée. Photo Progrès /Brasserie Georges

La Brasserie Georges, institution lyonnaise du quartier de Perrache depuis 1836, a écoulé plus de 5 000 choucroutes lors de son premier week-end d’ouverture à emporter, début décembre. Elle a décidé de remettre le couvert le week-end prochain, du 15 au 17 janvier, avec des nouveautés.

La Brasserie Georges est une institution à Lyon, depuis 1836. En pleine pandémie de Covid-19 et bien que les restaurants soient fermés, elle l’a prouvé en rouvrant, pour un week-end, du 11 au 13 décembre, en vente à emporter.

Alors que l’équipe avait prévu 1 500 choucroutes, ce sont… 5 002 portions qui ont été vendues en deux jours et demi ! Sans compter les non moins célèbres omelettes norvégiennes et camemberts à la bière brune. Face à la demande, elle a décidé de remettre le couvert (c’est d’ailleurs le nom de l’opération) le week-end prochain, du 15 au 17 janvier 2021.

Si la choucroute royale, le camembert, l’omelette norvégienne et les bières sont toujours au menu, l’offre a été étendue : on peut aussi acheter un jarret en supplément ou le feuillantin au chocolat Valrhona, en dessert, et même les fameuses quenelles de brochet au velouté de crustacés (lire par ailleurs) à prix « light » (moins chers que sur place).

Chaque mois de fermeture coûte 100 000 euros

« On nous les a réclamés lors du premier week-end, explique Jacky Gallmann, directeur général de la Brasserie Georges, encore tout étourdi du succès de la première édition. Et de refaire ça vite ! On espérait ‘‘un peu de monde’’ et écouler 1 500 choucroutes, mais on s’est littéralement fait dévaliser !

Les gens venaient de partout, on a eu du monde en non-stop. Sans attroupement, mais avec un peu plus de monde le dimanche matin. Ça nous a fait chaud au cœur ! Certains venaient par solidarité, ce qui n’était pas le but à la base, mais la plupart parce qu’on leur manque et qu’ils rêvaient de manger une bonne choucroute ! L’équipe présente était aux anges ».

Cette joie peine néanmoins à faire oublier la difficile conjoncture au restaurant qui emploie 100 personnes. « C’est compliqué, évidemment, confie le directeur.

On est quand même fermés depuis 7 mois ! On ne sait pas où on va. On garde le moral pour être au rendez-vous à la réouverture, qui semble s’éloigner au mois d’avril… On n’est pas particulièrement inquiets car la Brasserie Georges est la Brasserie Georges, mais chaque mois de fermeture coûte 100.000 euros de charges fixes, sans compter le manque à gagner.

Je suis surtout inquiet pour toute la filière, nos fournisseurs, qui ne reçoivent pas d’aides car ils ont officiellement le droit de travailler… mais pas de restaurants à fournir !

Rien que pour ce week-end, ça a été compliqué pour rassembler la marchandise. Et je pense aussi au personnel : sera-t-il encore là ? On organise des sorties en petits comités pour garder le contact et on en profite pour aller voir nos fournisseurs. Comme pour les cinémas, on a peur que les gens se disent que c’est dangereux d’aller au restaurant… » Il profite aussi de cette « pause » pour effectuer quelques travaux.

Pas de réservation

Ce week-end, la même organisation de vente à emporter sera mise en place, sur différents stands à l’intérieur de la brasserie, sans réservation. « On y a pensé, ou au click & collect, mais c’est impossible avec 5 000 choucroutes, vous imaginez ! (rires) Et ça nous permet de voir nos clients ». Georges a prévu « très large ».

‘‘La Brasserie Georges remet le couvert’’ du 15 au 17 janvier 2021. Pas de réservation possible. Vendredi et samedi : de 9 h 30 à 19 heures, dimanche de 9 h 30 à 13 heures. 30 cours de Verdun, Perrache (Lyon 2e). Tarifs : choucroute royale (12 euros la part, 7,50 le jarret en supplément), quenelle (12 euros la portion et ses champignons), fromage Georges (7 euros), desserts : omelette norvégienne ou feuillantin au chocolat Valrhona (16 euros, pour plusieurs personnes). Site internet

Delphine GIVORD

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?