Villeurbanne | Entreprenariat Label (le) brûlerie  : la torréfaction made in Villeurbanne

Marlène Champevert, Anne-Laure Boué et Hélène Le Corre.  Photo DR
Marlène Champevert, Anne-Laure Boué et Hélène Le Corre.  Photo DR

Elles se sont rencontrées par le café, le voyage, aussi par le biais de leur engagement éthique, mais surtout grâce à leur amour pour le café. Marlène Champevert, Anne-Laure Boué et Hélène Le Corre, toutes les trois dans leur trentaine, sont les torréfactrices derrière Label (le) brûlerie.

Villeurbanne, ville productrice de café bio et éthique ? Cela paraît sûrement surprenant, mais c’est le cas grâce à trois jeunes femmes qui ont créé leur brûlerie. Marlène, barista, était tombée amoureuse du café dans une brûlerie au Québec. Anne-Laure, ingénieure agro-alimentaire, s’intéressait à la torréfaction.

Quant à Hélène, c’est sa formation en économie des pays en voie de développement qui l’a mise sur la voie… du café. Ensemble, elles acquièrent Clark, leur torréfacteur de 400 kg qui peut torréfier 15 kg de grains à la fois.

Trois femmes, trois parcours, mais ce dénominateur commun qui les a réunies et mené à la création de leur entreprise Label (le) brûlerie en septembre 2018.

Les cafetières intègrent le Groupement régional alimentaire de proximité (Grap ), ainsi que le réseau Roasted United, une association de torréfacteurs et torréfactrices d’Europe, qui s’approvisionnent auprès de petites coopératives productrices de cafés de qualité et biologiques au Guatemala, Pérou, Colombie, Honduras, Éthiopie, Indonésie.

Trois femmes, trois parcours

« Selon les pays, les procédés traitements sont différents, les grains sont lavés ou naturels, explique Marlène. Nous importons pour l’instant le café des producteurs via le réseau.

D’ici à 2022, nous visons à passer en direct avec eux. Nous entretenons une relation de long terme avec les producteurs. Tous nos cafés sont vendus en fair-trade (commerce équitable). Nous rémunérons au minimum 2,75 USD la livre.

En comparaison, les marques classiques rémunèrent 1,75 USD/livre. » Une partie des bénéfices de Label (le) brûlerie finance des projets dans les pays producteurs. Entre autres, en Éthiopie, un outil de production, et en Colombie, de la formation.

Les Villeurbannaises s’engagent également sur un volume d’achat auprès des producteurs, et paient le stock en avance, à la différence d’autres importateurs qui paient à trente jours. En 2019, dix tonnes de café ont été importées.

« Nous vendons directement aux entreprises (restaurants, épiceries, etc.), et aux particuliers via notre boutique en ligne ou sur les salons. »

contact@labellebrulerie.fr et https://labellebrulerie.fr

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