Lyon 2e | Gastronomie Christian Morel : « La Mère Léa m’a passé le témoin »

Christian Morel est entouré des chefs Eric Chamarande et Dominique Marco et du responsable de salle Marc Charpentier.  Photo Progrès /Laurence PONSONNET
Christian Morel est entouré des chefs Eric Chamarande et Dominique Marco et du responsable de salle Marc Charpentier.  Photo Progrès /Laurence PONSONNET

Il y a quelques mois, cet ancien avoué à la Cour qui avait racheté La voûte chez Léa en 2013, a transformé le restaurant en deux unités : La mère Léa et Le comptoir de Léa.

Christian Morel, en association avec Christian Têtedoie, est le troisième propriétaire historique de La Voûte chez Léa. Il a repris l’affaire en 2013 et en novembre dernier, après le rachat du local de l’audioprothésiste qui jouxtait son restaurant, il a pu bénéficier d’une surface supplémentaire de 250 m2 sur deux niveaux. Cette table légendaire s’est alors dédoublée en deux univers : La mère Léa, dont l’entrée se fait maintenant au n°11 du quai des Célestins et Le comptoir de Léa , juste à côté, où l’on accède toujours de la place Antonin-Gourju.

Les gourmands peuvent déguster chez La Mère Léa une cuisine bourgeoise. À l’approche de l’automne, la carte propose du gibier, notamment du lièvre à la royale. La vue sur Fourvière au travers des nouvelles baies vitrées est un atout supplémentaire. Et au Comptoir de Léa , l’ambiance est toujours bon enfant avec son esprit bouchon lyonnais, son décor authentique, ses tables en zinc et marbre et son menu à petit prix.

Léa Bidault, la Mère lyonnaise étoilée qui a créé le lieu en 1943, et l’a exploité jusqu’en 1980 – avant de le vendre à Philippe Rabatel, un chef de partie qui travaillait dans le restaurant étoilé de Christian Bourillot – aurait sans doute aimé cette évolution vers plus de modernité et de confort.

Son actuel propriétaire, pourtant fin gourmet, n’était pas issu du milieu de la cuisine. Maître en droit à l’université Lyon III, diplômé de l’école de notariat, Christian Morel a très vite renoncé à être notaire : « Ce travail n’était pas assez créatif, » explique-t-il. Un avoué à la Cour voulait céder sa charge, il a alors repris son étude. Après la réforme de 2011, avec pour conséquence la suppression de la profession d’avoué, il décide de prendre une autre voie et rachète La Voûte chez Léa.

Homme de tradition et de transmission, il estime que la mère Léa lui a passé le témoin et Philippe Rabatel le flambeau. « Je m’estimais cependant illégitime venant d’un autre milieu. Il me fallait une caution gastronomique et je me suis tourné vers Christian Têtedoie, qui, pour moi, représente l’excellence ».

Aujourd’hui, il peut s’enorgueillir d’assurer au côté de ce grand chef la pérennité de cette table mythique et même de lui avoir donné une autre dimension.

Le comptoir de Léa , 11, place Antonin-Gourju. Tél. 04.78.42.03.13. La Mère Léa , 11, quai des Célestins. Tél. 04.78.42.01.33.

De notre correspondante locale, Laurence PONSONNET

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