Lyon Un projet lyonnais distingué à Glasgow à l’occasion de la COP 26

Le Green Factory situé à Vaise. Rénové par Arioste, il a été récompensé à Glasgow lors de la Cop 26.  Photo  Sémaphore & Co
Le Green Factory situé à Vaise. Rénové par Arioste, il a été récompensé à Glasgow lors de la Cop 26.  Photo Sémaphore & Co
Marc Pigeroulet, président d'Arioste. Photo Progrès
Marc Pigeroulet, président d'Arioste. Photo Progrès
Le Green Factory situé à Vaise. Rénové par Arioste, il a été récompensé à Glasgow lors de la Cop 26.  Photo  Sémaphore & Co Marc Pigeroulet, président d'Arioste. Photo Progrès

Rénover, valoriser plutôt que démolir, transformer de vieux ensembles tertiaires en bâtiments durables, c’est la marque de fabrique d’Arioste depuis 17 ans. Et ce savoir-faire vient d’être distingué à Glasgow, terre d’accueil de la Cop 26 en novembre dernier. L’entreprise a reçu le Grand Prix de la Rénovation Durable pour le bâtiment Green Factory.

Entreprise lyonnaise spécialisée dans la rénovation immobilière, Arioste s’est vu remettre le 10 novembre dernier à Glasgow, le Grand Prix Rénovation Durable décerné dans le cadre des Green Solutions Awards de Construction21. Saluant ainsi, en pleine Cop 26, une opération réalisée dans le 9e arrondissement de Lyon, le Green Factory.

Alors bien sûr, ils en sont fiers. « C’est la récompense d’une équipe », indique Marc Pigeroulet, président d’Arioste Immobilier, structure basée dans un immeuble haussmannien de la Presqu’île. C’est aussi ajoute-t-il, « une reconnaissance de notre savoir-faire » , car le bâtiment retenu, construit au milieu du XXe siècle en plein quartier de Vaise, Green Factory « est assez remarquable ». Composé d’une charpente métallique et d’une structure béton, cet ouvrage, témoin d’une industrie textile, très gourmand en énergie était fortement dégradé. Il a fallu le remettre en valeur, lui « rendre son âme » et surtout, faire en sorte qu’il devienne « exemplaire du point de vue énergétique ». La sobriété ? Pas simple quand il s’agit d’une rénovation.

Des émissions de CO2 divisées par 20

Et pourtant le résultat est là. L’utilisation de matériaux isolants biosourcés tels le chanvre et le lin, la conservation et la restauration de 1 500 m² de charpente métallique ainsi qu’un système basse consommation permet « une optimisation des dépenses énergétiques » notamment pour le chauffage et le rafraîchissement. Et « des émissions de CO2 divisées par 20 ».

C’est sans doute ce qui a fait la différence , explique Marc Pigeroulet. « On est sur la réhabilitation d’un bâtiment industriel, il est plus difficile d’obtenir des résultats en rénovation que dans une construction neuve ». Mais au-delà des critères d’écoconstruction, il y a aussi le travail fourni par la maîtrise d’œuvre (Marc Campesi, atelier Diagonale Concept et Cécile Rémond, architecte du patrimoine) qui vise à « préserver le bâti ancien » et lui «  donner un avenir » .

« Ce qui m’intéresse, c’est le site, quand le bâtiment a une histoire », admet le président. Et des histoires, il y en a tant à raconter… Arioste est en train de rénover l’ancien siège de la Croix-Rouge situé rue de Créqui et de reconvertir l’ancien siège de la Macif, dans le 7e  arrondissement.

Aline DURET

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